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Fabio Quartararo

« Quartararo a perdu sa vie chez Yamaha » … C’est la charge brutale d’Alguersuari qui relance le débat sur la carrière de Fabio Quartararo. Dans son intervention chez PecinoGP, Jaime Alguersuari ne s’est pas contenté d’annoncer une révolution générationnelle. Il a frappé fort. Très fort. Il a glissé une phrase qui résonnera dans le paddock : « pourquoi Quartararo a-t-il gâché toute sa carrière chez Yamaha ? Parce qu’il est aujourd’hui multimillionnaire. »

Une déclaration sèche, presque violente, visant directement Fabio Quartararo, champion du monde 2021 et figure centrale du projet Yamaha.

Pour Alguersuari, le MotoGP reste un sport impitoyable où la vérité ne se trouve ni dans les podcasts ni dans les commentaires… mais dans les investissements.

« C’est celui qui paie, celui qui achète, pas l’écurie. Je ne vais pas dépenser mon argent si ce n’est pas le meilleur. »

Derrière cette logique économique se cache une critique plus profonde : selon lui, un pilote qui accepte de rester dans un projet qui ne gagne pas renonce, d’une certaine manière, à son instinct de conquête.

Et c’est là qu’il place Quartararo au centre du débat. Depuis son titre en 2021, Quartararo a traversé des saisons difficiles avec la M1, marquées par des retards techniques et une lenteur de réaction stratégique. Malgré cela, il a prolongé avec Yamaha, devenant le pilier d’un projet en reconstruction, aujourd’hui tourné vers le V4.

Mais pour Alguersuari, cette fidélité a un prix. « Pourquoi Quartararo a-t-il gâché toute sa carrière chez Yamaha ? Parce qu’il est aujourd’hui multimillionnaire. »

Fabio Quartararo

Fabio Quartararo : la comparaison avec Acosta et Marquez qui fait mal, mais est-elle juste ?

La formule est provocatrice, mais elle pose une question essentielle : un pilote au sommet doit-il tout sacrifier pour gagner, ou peut-il accepter une stabilité confortable ?

L’analyse prend une autre dimension quand Alguersuari évoque la nouvelle génération menée par Pedro Acosta. Il oppose implicitement deux profils : le champion installé, sécurisé, et le jeune prédateur prêt à tout risquer.

« Ce gamin pilotait une moto que personne d’autre ne pouvait rouler à ce niveau. » Dans cette logique, Acosta incarne la faim absolue, celle qui ne connaît ni prudence ni calcul financier. La comparaison devient encore plus sensible lorsqu’il parle de Marc Marquez.

Pour Alguersuari, Marquez continue de courir non par besoin d’argent, mais par obsession de se prouver qu’il est toujours le meilleur. Il imagine même les clauses contractuelles protectrices du champion espagnol :

« Je signe pour deux ans, 2027 et 2028, mais si quoi que ce soit arrive – psychologique, physique, etc. – c’est là que je m’arrête. »

Dans son raisonnement, Marc Marquez reste animé par le risque. Quartararo, lui, aurait choisi la stabilité.

La critique relayée par motosan est-elle injuste ? La question mérite d’être posée. Quartararo a porté Yamaha presque seul pendant des années, développant la moto, assumant la pression médiatique, et refusant de céder face aux difficultés. On peut voir cela comme de la loyauté et du leadership.

Mais Alguersuari y voit autre chose : un choix stratégique qui l’a éloigné des luttes pour le titre au moment où Ducati dominait.

Avec le moteur V4 et une restructuration profonde, Yamaha joue gros. Si la M1 redevient compétitive, Quartararo sera celui qui aura eu raison de rester. Si elle échoue, la phrase d’Alguersuari prendra une dimension encore plus brutale.

Dans un paddock où les contrats pour 2027 se négocient déjà, une chose est sûre : la fidélité ne suffit plus. Et la nouvelle génération frappe à la porte.

Fabio Quartararo

 

 

 

 

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