Les trois jours d’essais IRTA MotoGP à Sepang ont rendu leur verdict : Ducati reste la cible. La Desmosedici GP26 confirme qu’elle est née sous une bonne étoile, portée par un duo de pilotes de très haut niveau et par une base technique déjà redoutable en 2025. Mais dans l’ombre de Borgo Panigale, un adversaire se détache clairement : Aprilia Racing. Et cette fois, ce n’est plus une promesse. C’est une ambition assumée.
Interrogé par DAZN Espagne, Massimo Rivola n’a pas tourné autour du pot :
« La nouvelle moto représente un progrès par rapport à la précédente, donc globalement, nous sommes satisfaits. Le niveau en MotoGP est tellement élevé aujourd’hui qu’il est difficile de réaliser des améliorations significatives dans un seul domaine, c’est pourquoi nous travaillons sur tous les fronts. »
Le message est clair : il n’y a plus de révolution miracle en MotoGP moderne. Les gains se construisent millimètre par millimètre. Mais sur un point précis, Rivola insiste :
« D’un point de vue aérodynamique, je peux dire que nous avons fait de nouveaux progrès significatifs. Les impressions des pilotes sont très similaires et vont toutes dans le même sens, ce qui est très encourageant. Ducati sera à nouveau la référence cette année : un défi passionnant nous attend. » Aprilia ne parle plus d’apprentissage. Elle parle de chasse.
One priority is sorted, but @aprilia never sleeps ✅🚨👀#SepangTest ⏱️ pic.twitter.com/RXS0HJbIDR
— MotoGP™🏁 (@MotoGP) February 5, 2026
Absence de Martin, mais pas d’ambiguïté même si Rivola assure que parler de 2027 chez Aprilia est prématuré
Comme l’an dernier, Jorge Martin a manqué les essais malaisiens. Nouvelle intervention chirurgicale, nouvelle phase de récupération. Pourtant, Rivola ne dramatise pas.
« Je suis ravi que Martin soit là : c’est le moyen le plus rapide de se familiariser avec la moto, même s’il devra évidemment retourner en piste, et il ne le fera qu’une fois complètement rétabli. »
Et sur l’opération : « il a fait le bon choix, car il risquait d’aborder une nouvelle saison dans des conditions loin d’être optimales, alors que nous voulons enfin le voir au sommet de sa forme. » Aprilia préfère perdre quelques kilomètres en février plutôt que des points en mars.
Pendant ce temps, Marco Bezzecchi assume pleinement son rôle de référence technique. Solide à Sepang, constant, il incarne aujourd’hui la continuité du projet RS-GP.
Quant à la question brûlante de 2027 — qui sera son coéquipier ? — Rivola temporise : trop tôt. Le marché est en ébullition, mais Aprilia avance méthodiquement, loin des coups médiatiques.
Sepang n’a rien décidé. Mais une chose est sûre : si Ducati part favorite, Aprilia ne joue plus les outsiders romantiques. La RS-GP26 a les armes pour bousculer l’ordre établi. Et si Martin revient à 100 %, le duel MotoGP 2026 pourrait bien être plus serré que prévu.
































