Toprak Razgatlioglu, découvrait, à Sepang, les conditions d’un test MotoGP de façon beaucoup plus sérieuse qu’à Valence. Et aux chronos, le Turc n’est pas au rendez-vous. Bien sûr, il faut toujours se méfier de la feuille de temps lors de ces tests hivernaux, mais c’est surtout le ressenti du triple champion du monde Superbike qui pose question. Il n’y arrive pas, considère qu’il se fait piloter plus qu’il ne pilote, et, de surcroît, martèle que 2026 n’est qu’une préparation pour 2027, quand retrouvera les pneumatiques Pirelli. Les signaux ne sont pas au vert.
Les premiers tours de roue de 2026 ont été très difficiles pour Toprak Razgatlioglu. Alors qu’il avait effectué trois journées d’essais la semaine dernière à l’occasion du shakedown, il n’a pas réussi à améliorer ses sensations au guidon de la YZR-M1. « Ça ne me faisait pas plaisir de me voir comme ça. En tant que pilote de Superbike, j’étais habitué à autre chose. Franchement, la matinée n’a pas été terrible. J’étais de bonne humeur et j’ai pris la piste avec des pneus neufs. Je pensais pouvoir descendre sous les 1’57.6 à 1’57.8, mais j’ai ralenti. Ça m’a énervé et ma motivation a chuté » lisait-on sur Speedweek.
Des mots assez graves, donc, pour résumer une situation qui l’est : Pramac peut-il se permettre de se reposer uniquement sur Jack Miller durant l’année 2026 en attendant 2027 ? « J’ai roulé un moment avec Jack sur les nouveaux pneus, et il était évident à quel point Jack est rapide dans les virages, surtout dans les virages rapides. J’ai appris quelque chose ici, mais pas grand-chose. Le fait est que je ne maîtrise pas encore le style MotoGP. C’est un pilotage complètement différent. Il exige un style plus proche de celui de la Moto2. » ajoutait-il.

Photo : Michelin Motorsport
Toprak en dit plus sur ce qu’il faut absolument maîtriser pour être performant dans la plus prestigieuse des catégories. « Il faut être très précis avec l’accélérateur. Les pneus sont incroyablement fragiles et sensibles. Et bien sûr, la vitesse en virage est primordiale. J’ai aussi observé Alex Marquez. Son entrée et sa tenue de virage sont impressionnantes. C’est clairement une combinaison de style et de réglages ; nous devons travailler sur les deux. Je pense qu’il nous faudra cinq courses avant de trouver la bonne formule. J’espère vraiment que l’apprentissage sera rapide. » concluait-il.
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Résultat de la troisième journée de tests à Sepang :

Crédit classement : MotoGP.com
Photo de couverture : Michelin Motorsport































