La troisième journée d’essais à Sepang a confirmé une chose : Franco Morbidelli est bel et bien en train de retrouver son rythme. Sixième du classement combiné, le pilote italo-brésilien a poursuivi son travail d’adaptation au nouveau package technique, avec méthode et lucidité, malgré une chute au virage 14 venue brièvement perturber son programme, sans conséquence physique, heureusement.
Le ton est calme, mais les signaux sont encourageants. « Trois jours d’essais positifs. Nous avons testé de nombreuses choses et solutions. Je me suis adapté progressivement à la nouvelle moto. »
Morbidelli n’a pas cherché l’effet d’annonce. Il a cherché des réponses. Et il en a trouvé une partie. Le feeling progresse, la compréhension aussi, même si le chrono pur laisse un léger goût d’inachevé.
« Il me manquait quelque chose lors de la chasse au chrono ; j’aurais pu faire mieux, mais j’ai commis une erreur. Dans l’ensemble, c’était un bon test. »
Lucidité, encore. Il sait qu’il y avait mieux à faire sur le « time attack ». Mais l’essentiel est ailleurs : la base technique semble saine. « J’aime bien la nouvelle moto, même s’il y a encore du travail. »

Franco Morbidelli : « nous allons essayer d’améliorer l’adhérence arrière »
Le point clé reste l’adhérence arrière, nerf de la guerre en MotoGP moderne. Morbidelli ne le cache pas.
« Lors des prochains essais à Buriram, nous allons essayer d’améliorer l’adhérence arrière : nous y avons travaillé pendant ces essais à Sepang, nous avons fait de gros progrès, mais il faut encore aller plus loin. »
Le discours est structuré : progrès oui, mais pas encore suffisant. L’objectif est clair avant la Thaïlande.
« Nous allons nous concentrer sur ce point et travailler davantage sur les réglages et les détails, comme l’électronique et les petits ajustements, afin d’être prêts pour la course en Thaïlande. »
Dans un paddock dominé par les rumeurs de transferts et les coups médiatiques, Morbidelli avance en silence. Pas de déclaration fracassante, pas de posture. Juste du travail, de la progression, et une moto qu’il commence enfin à apprivoiser.
À Buriram, la chaleur mettra tout le monde à l’épreuve. Mais si l’adhérence répond présent, Morbidelli pourrait bien redevenir un sérieux outsider dès l’ouverture de la saison.
































