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Joan Mir

Joan Mir estime que, malgré d’importants progrès, Honda n’est pas encore en mesure de rivaliser avec Ducati et donc de viser la victoire.

Joan Mir a conclu le test de Sepang légèrement frustré. Il faut dire qu’après les retours dithyrambiques du pilote d’essai Honda Aleix Espargaró lors du Shakedown, les pilotes titulaires avaient placé la barre haut, tout en conservant une certaine prudence.

Le premier contact s’est révélé être positif avec une amélioration significative de la RC213V dans plusieurs domaines. Seulement, le clan Honda n’a pu que constater que les autres constructeurs avaient eux aussi progressé et ce tout au long des trois jours, lorsque tout n’a pas pleinement fonctionné de leur côté.

Rien d’alarmant, Joan Mir ayant pu pour sa part se placer dans le top 10, en ayant roulé six dixièmes plus vite que lors du Grand Prix de Malaisie, mais la frustration était présente au moment de débriefer l’ultime journée de test.

« On a essayé des choses qui n’ont pas donné les réponses qu’on aurait souhaité, on a donc été contraints de suivre un plan alternatif et ça nous a fait perdre du temps. L’après-midi on a testé une configuration d’embrayage différente mais elle n’a pas fonctionné comme on le voulait et on n’en connaît pas la raison. C’est normal que ça se produise durant un test, mais ça a influencé ma journée et m’a empêché de faire un time attack », a-t-il expliqué.

« J’ai fait des chronos plutôt bons, entre 1’58″00 et 1’58″05 et ensuite sur la fin beaucoup de 1’59. Mon rythme n’est pas mauvais mais on a encore des limites en termes d’adhérence et lorsque la température est élevée. À l’inverse, lorsque les conditions sont plus favorables, ma RC213V se comporte mieux. On doit donc travailler dur parce que pour descendre sous la barre des 1’58 il est nécessaire de trouver ce grip qui permet de contrôler la glisse et de maintenir les pneus frais sur plus de tours. »

Joan Mir

Le pilote espagnol estime néanmoins que la Honda a le potentiel pour se battre face aux autres machines, excepté la Ducati, qui reste encore inatteignable à ses yeux. Il attend avec impatience le test de Thaïlande les 21 et 22 février pour y voir plus clair, mais pour l’heure il ne projette pas mieux qu’un top 5.

« Si on met de côté le rythme des frères Márquez et de Bagnaia, on était plutôt bien. Je crois que Ducati a fait des progrès, nous aussi, mais au vu de leur rythme je crois que ça sera compliqué pour nous. On doit continuer à travailler parce qu’on a plus de marge de progression qu’eux, du moins j’aime à le penser. On ne vise pas Ducati, mais on est proches des autres constructeurs », a-t-il ajouté.

« La moto a nettement progressé dans son ensemble, même si ce n’est qu’une évolution. Le moteur et le freinage se sont améliorés, mais les progrès sont limités sur l’aéro et il nous manque de l’adhérence. Lorsque j’ai essayé de faire un time attack, ça ne s’est pas trop mal passé et je crois que ça peut s’améliorer, mais en termes de course, si on devait courir demain, on pourrait viser le top 5 mais pas plus. »

Résultats combinés du dernier jour de test de Sepang :

Crédit classement : MotoGP.com

 

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