Le premier week-end de la saison MotoGP en Thaïlande n’a pas seulement lancé le championnat : il a aussi déclenché l’une des premières polémiques de l’année. Au cœur du débat, une manœuvre musclée de Marc Marquez sur Pedro Acosta lors de la course sprint… et la réaction immédiate du clan Ducati Corse…
Dans un nouvel épisode de la série interne « Inside Ducati », la marque italienne a ouvert les portes de son garage à Buriram, révélant les coulisses d’un week-end où la tension sportive s’est mêlée à une atmosphère étonnamment détendue.
Avant même que les motos ne prennent la piste, l’ambiance dans le clan Ducati était légère. Lors d’une interview télévisée jeudi, les pilotes ont été invités à estimer leur total de points en fin de saison.
Marc Marquez, fidèle à son humour, a lancé : « 500 points. » Une réponse qui a immédiatement fait rire son frère Alex. Le cadet lui a répondu qu’il en marquerait probablement davantage, provoquant une nouvelle réplique du champion : « eh bien, avec 500 points, j’aurais été champion aussi. »
La blague faisait évidemment référence à la saison 2025, où Marquez avait dépassé ce total malgré son absence lors des dernières courses à cause d’une blessure.
Dans le garage Ducati, la bonne humeur s’est poursuivie autour d’un sujet totalement inattendu : la pizza.
Marquez a déclenché la discussion en révélant qu’il aimait l’ananas sur la pizza, une déclaration qui a immédiatement provoqué la réaction incrédule de Francesco Bagnaia.
Mais l’Italien a lui-même surpris tout le monde en avouant ajouter… de la mayonnaise. La réponse de Marquez n’a pas tardé : « la mayonnaise, c’est pour les hamburgers, pas pour les pizzas ! »
Une scène qui illustre l’atmosphère presque familiale dubox Ducati avant que le week-end ne bascule dans la tension sportive.
Car sur la piste, les choses étaient beaucoup moins simples. Les essais libres du vendredi ont révélé une hiérarchie beaucoup plus ouverte que prévu.
Marco Bezzecchi et l’Aprilia ont affiché un rythme particulièrement impressionnant, provoquant quelques inquiétudes chez les ingénieurs italiens.
Dans ce contexte, la deuxième place de Marquez en qualifications avait presque valeur de victoire.
De retour dans le garage, le pilote espagnol a détaillé les sensations ressenties lors de ses deux tours rapides. « Je ne sais pas si c’était moi ou le pneu, mais il patinait beaucoup et la moto partait de travers. »
Lors de la seconde tentative, la situation avait changé. « Il patinait toujours, mais la moto avançait. C’était la principale différence. »
Marquez reconnaissait également que son tour n’était pas parfait. « J’ai commis une petite erreur au virage 11 et au virage 12, j’ai freiné trop tôt. Si un problème était survenu, nous n’aurions pas pu terminer le tour et le temps nous aurait manqué. »
Le moment le plus commenté du week-end est survenu lors de la course sprint. En pleine bataille, Marquez a tenté un dépassement incisif sur Pedro Acosta.

Ducati en Thaïlande : un week-end à oublier, mais une équipe soudée
Les deux motos se sont frôlées, déclenchant immédiatement l’attention de la direction de course.
La sanction est tombée : Marquez devait rendre sa position. Une décision qui a surpris le staff Ducati.
Le directeur de l’équipe, Davide Tardozzi, n’a pas caché son désaccord. « Il était sur la piste et ne l’a pas touché. » Dans l’équipe rouge, la conviction était claire : la manœuvre était agressive, mais parfaitement légale.
Après la course, la caméra d’Inside Ducati capture une discussion entre Marquez et Gigi Dall’Igna.
Le pilote défend sa position : « j’étais devant. » Dall’Igna partage immédiatement cette analyse. « Tu es resté sur la piste. C’est bien que tu dises que tu étais devant et que tu es resté à l’intérieur. »
Pour l’ingénieur italien, la clé est simple : Marquez n’a jamais quitté la trajectoire légale.
« S’il était sorti de la piste, ils auraient eu raison. Mais il est resté sur la piste, il avait la bonne trajectoire et il a pu négocier le virage correctement. »
Puis vient la phrase qui résume la position de Ducati. « Tout se passait bien. Il ne l’a pas touché ! » Une déclaration sans ambiguïté qui confirme que, du point de vue de Borgo Panigale, la pénalité était injustifiée.
Ironie du sort, la polémique du samedi a finalement été éclipsée par la malchance du dimanche.
Lors de la course principale, Marquez a subi une crevaison alors qu’il semblait en mesure de se battre pour le podium.
Après l’arrivée, il a expliqué ses difficultés. « Physiquement, ça allait, mais j’ai eu un peu de mal avec l’avant. »
De l’autre côté du box, Bagnaia s’interrogeait en voyant la Ducati disparaître du classement. « Qu’est-il arrivé à Marc ? » Une question qui résume parfaitement ce week-end MotoGP étrange pour Ducati : un mélange de tension, de controverse… et de malchance.
























