Pendant que les ingénieurs planchaient encore sur les soucis du V4 à Sepang, Jack Miller et Toprak Razgatlioglu du team Pramac, satellite de la marque, ont décidé de rappeler une chose essentielle : le MotoGP, c’est aussi du spectacle.
Au lendemain des premiers essais de présaison à Sepang – compliqués pour Yamaha – les pilotes se sont retrouvés à Kuala Lumpur pour lancer officiellement la saison 2026 devant des milliers de fans. Et s’il y avait un duo à ne pas rater, c’était bien celui de Pramac Racing.
À Sepang, le nouveau prototype V4 de Yamaha a montré des failles mécaniques inquiétantes. Miller a soigneusement évité les questions techniques. Razgatlioglu, lui, semblait déjà mesurer l’ampleur du défi que représente son arrivée en MotoGP.
Mais dans les rues de Kuala Lumpur ? Changement total d’ambiance. Stoppies millimétrés, glissades contrôlées, pieds au sol, sourires carnassiers : Jalan Ampang s’est transformée en arène improvisée. Les fans ont adoré.
« Pramac, l’équipe la plus joyeuse du plateau »
Les réseaux sociaux se sont enflammés. Un fan sur X a résumé le sentiment général : « ils ne seront peut-être pas les plus rapides, mais Pramac sera certainement l’équipe la plus joyeuse du MotoGP. »
Sous une autre vidéo des cascades : « Toprak et Miller n’obtiendront peut-être même pas de bons résultats, mais ils nous offriront du divertissement. »
Et encore : « Prima Pramac apporte vraiment de l’ambiance à l’événement cette saison ! »
Le message est clair. Même si le podium semble hors de portée à court terme, le duo séduit déjà le public.
Un autre supporter s’est emballé : « le style de pilotage de Toprak avec Jack Miller a déjà transformé la route de Jalan Ampang en un véritable circuit. »
Et ce commentaire, presque fataliste mais enthousiaste : « le spectacle commence vraiment maintenant. Peu importe où se situe Yamaha, ce duo fera assurément sensation à l’écran. »
Sans oublier l’éclat de rire final : « Oh la la, les gars de Pramac ! MDR, c’est trop cool ! »
Triple champion du monde Superbike, Razgatlioglu arrive avec une réputation immense. Mais le MotoGP est un autre univers.
Les adaptations sont profondes : pneus, électronique, freinage carbone, gestion aérodynamique… Le Turc découvre ce que ses pairs lui avaient annoncé.
Miller a balayé les rumeurs de mentorat officiel, mais il a laissé la porte grande ouverte : il sera disponible « à tout moment » pour conseiller son coéquipier.
Toprak vise haut : devenir le pilote le plus performant de l’histoire dans sa transition du WSBK vers le MotoGP. Pour l’instant, la référence reste Cal Crutchlow avec ses trois victoires en Grand Prix.
Le contraste est saisissant. Dans le box, Yamaha cherche des réponses techniques. Dans la rue, Pramac offre du show.
C’est peut-être là leur meilleure carte pour 2026 : si la performance tarde, l’adhésion populaire, elle, est déjà acquise.
Et parfois, dans un paddock ultra-calculé, un peu d’adrénaline brute suffit à rallumer la flamme.
Reste à savoir si, derrière les stoppies et les sourires, se cache aussi une surprise sportive.































