Valentino Rossi ne parle jamais pour ne rien dire. Et quand son entourage laisse filtrer qu’une discussion a eu lieu avec Aprilia, ce n’est jamais anodin. Depuis 2022, le VR46 Racing Team évolue avec des Ducati Desmosedici. Une alliance naturelle : la meilleure moto du plateau, une structure solide, un statut de satellite privilégié depuis le départ de Pramac chez Yamaha fin 2024. Mais 2027 approche. Et avec elle, une redistribution complète des cartes.
Lors du lancement du modèle 2026, Uccio Salucci a réaffirmé que VR46 « attache une grande importance » à sa relation avec Ducati. Mais il n’a pas démenti des discussions exploratoires avec Aprilia. Et c’est là que le dossier devient intéressant.
Ducati reste aujourd’hui la référence. Mais Aprilia est devenue la menace la plus crédible à moyen terme. Si la RS-GP confirme sa progression sous la future réglementation 2027 (850cc), le rapport de force pourrait évoluer.
VR46 doit penser stratégique. Être numéro deux chez Ducati… ou devenir la pièce maîtresse d’un projet alternatif.

La relation entre Rossi et Rivola depuis l’époque Ferrari et l’avenir de Pecco Bagnaia
Simon Patterson a révélé dans le podcast The Race que Valentino Rossi entretient une relation très amicale avec Massimo Rivola, patron d’Aprilia. Ce n’est pas une simple cordialité de paddock.
Rivola était l’homme qui supervisait les essais F1 de Rossi chez Ferrari entre 2006 et 2010. À l’époque, le passage du MotoGP à la F1 avait été sérieusement envisagé.
Les liens n’ont jamais été rompus. Et aujourd’hui, selon Salucci, ils se parlent à nouveau régulièrement. Dans un marché 2027 totalement ouvert, ce type de relation pèse lourd.
Et puis il y a l’autre variable explosive : Francesco Bagnaia… Le double champion du monde, issu de l’Académie VR46, est pressenti dans certaines rumeurs pour discuter avec Aprilia.
Si Ducati privilégie définitivement Marc Marquez comme pilier central, Bagnaia pourrait être tenté par un projet où il redeviendrait l’axe principal.
Imaginons le scénario : VR46 passe chez Aprilia, Bagnaia quitte Ducati, Pecco pilote une RS-GP au sein de l’équipe de Rossi. Ce serait un séisme. Pour l’instant, rien n’est signé. Mais les pièces commencent à s’aligner.
Et Yamaha dans tout ça ? Autre hypothèse évoquée : un retour aux sources avec Yamaha en 2027.
Rossi a remporté quatre titres avec la marque d’Iwata. Le projet V4 de Yamaha pourrait être mature à ce moment-là. Un partenariat VR46-Yamaha réunirait symboliquement deux histoires entremêlées. Mais aujourd’hui, sportivement, Ducati reste le choix rationnel.
Ce qui frappe, ce n’est pas une négociation officielle. C’est l’attitude. Rossi était présent au lancement cette année, contrairement à 2025. Il s’implique davantage. Il parle plus. Il semble prendre son rôle de patron au sérieux. VR46 n’est plus un simple prolongement affectif. C’est un acteur stratégique du marché.
Officiellement, Ducati et VR46 discutent d’une prolongation. Officieusement, Rossi garde ses options ouvertes.
Dans un MotoGP où la réglementation change, le marché des pilotes explose, les équilibres techniques peuvent basculer, ne pas anticiper serait une faute.
Rossi ne bluffe jamais longtemps. Il prépare toujours un coup d’avance. Et pour 2027, le jeu ne fait que commencer.
































