Le feuilleton des transferts 2027 chez Yamaha prend une nouvelle tournure. Alors que l’arrivée de Jorge Martin semble acquise pour remplacer Fabio Quartararo dont le départ chez Honda est acté, la question du second guidon reste ouverte. Et selon Motorsport.com, la priorité n’est pas de promouvoir Toprak Razgatlioglu depuis Pramac, mais bien de recruter Luca Marini ou, surprise, un jeune talent issu du Moto2…
Les discussions ont été on ne peut plus claires. Vendredi soir, en marge du Grand Prix de Thaïlande, le directeur technique de Yamaha, Max Bartolini, a été vu s’entretenant longuement avec Luca Marini et son agent. Loin de toute discrétion, la rencontre s’est déroulée « à la vue de tous » dans le paddock.
Selon Motorsport.com, Bartolini a profité de cet échange pour exposer en détail les plans de Yamaha concernant le développement du V4 et la future moto 850 cc pour 2027. Un argument de poids pour séduire un pilote réputé pour ses qualités de développement, comme en témoigne son rôle clé dans la remontée de Honda.
Toprak Razgatlioglu est sous contrat d’usine avec Yamaha jusqu’en 2027 via Pramac. Mais sa première course en Thaïlande (17e, à 39 secondes du vainqueur) et les difficultés d’adaptation ont montré que le chemin serait long. Motorsport.com affirme que Razgatlioglu et Alex Rins sont « loin derrière » dans les plans pour le second guidon.
L’idée de promouvoir le Turc a été envisagée, mais la priorité absolue était Francesco Bagnaia. Le double champion du monde ayant choisi Aprilia, Yamaha explore désormais d’autres pistes.

L’option Moto2 de Yamaha: répéter la success story Quartararo
Yamaha n’exclut pas de réitérer l’opération qui a si bien réussi avec Fabio Quartararo en 2019 : recruter un jeune talent directement depuis le Moto2. L’idée serait de trouver un pilote capable de s’adapter rapidement à la M1 et de grandir avec le projet.
Cette option présente plusieurs avantages : un coût moindre, une plus grande marge de progression et la possibilité de former un pilote « maison » sur le long terme ;
Ces réflexions sur l’avenir interviennent dans un contexte sportif extrêmement difficile. Le Grand Prix de Thaïlande a été un désastre pour la marque d’Iwata : Fabio Quartararo 14e, à 30,8 secondes du vainqueur, Alex Rins 15e, à 32 secondes, Toprak Razgatlioglu 17e, à 39 secondes et Jack Miller 18e, à 47 secondes.
Un black-out médiatique a même été imposé aux pilotes après la course, signe de l’extrême tension régnant au sein de l’équipe.
Yamaha reconstruit, loin des projecteurs. La marque a un plan clair pour 2027 : associer un leader confirmé (Jorge Martin) à un pilier technique (Luca Marini) ou à un jeune talent prometteur. La priorité n’est plus de miser sur des coups médiatiques, mais de construire une base solide pour l’avenir.
Toprak Razgatlioglu, malgré son talent, semble relégué au rang d’option de secours. Une situation délicate pour le rookie turc, qui doit désormais prouver qu’il peut être plus qu’un simple pilote satellite.
Le marché des transferts 2027 est en pleine ébullition. Yamaha avance ses pions, mais le chemin vers la reconstruction est encore long.

























