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Jack Miller

C’est l’heure des pronostics ! Chaque début de saison, cette rubrique tente de deviner ce qu’il va se produire lors des prochains mois, en se focalisant sur tous les pilotes de la catégorie. Puis, à la fin de chaque article, l’auteur se mouillera avec une prédiction, mais attendra également la vôtre en commentaires ! Aujourd’hui, l’heure est venue de parler de Jack Miller.

Hier, nous sommes revenus sur le cas de Fabio Di Giannantonio ; cliquez ici pour retrouver l’article en question.

 

Une question de survie

 

Jack Miller, pilote Yamaha Pramac, se fait bien discret ces dernières années. Depuis le début de saison 2023 et ses quelques exploits lorsqu’il découvrait la KTM RC16, on entend plus trop l’Australien, même pour plaisanter. En 2025, je m’étonnais de sa prolongation chez Pramac au vu de ses résultats, mais à y repenser, il a quand même fait une meilleure saison que Miguel Oliveira et Alex Rins.

 

Jack Miller

Un sacré défi attend Miller en 2026. Photo : Michelin Motorsport

 

Qu’espérer pour lui ? Si j’étais l’un de ses fans, je voudrais simplement qu’il conserve un guidon en catégorie reine, ça ne serait déjà pas mal. À 31 ans, « Jackass » n’a plus grand-chose à prouver, et, je crois, plus grand-chose à donner à la plus prestigieuse des catégories. Je pense que c’est la prolongation qu’il doit viser, plus qu’une place au classement général. Et cela passera forcément par des coups d’éclat.

 

Miller avec un V4, ça peut marcher ?

 

En 2025, Jack Miller n’avait pas fait une très bonne saison, nous serons tous d’accord là-dessus. Cependant, seuls lui et Quartararo ont réussi à faire briller la Yamaha YZR-M1 ponctuellement. Miller a obtenu quelques succès ici et là. J’ai en mémoire cette course à Austin, un week-end assez solide en Allemagne, et un très bon samedi en Australie. Hormis cela, il n’y a rien à se mettre sous la dent, mais c’est tout de même honorable.

Je voulais profiter de cet article pour réfuter l’idée selon laquelle il sera plus à l’aise maintenant que la Yamaha est équipée d’un V4. Beaucoup pensent que parce qu’il était fort sur Ducati en 2022, alors son expérience du moteur acquise chez Honda LCR, puis au sein de la firme de Borgo Panigale et enfin chez KTM peut être significative. Je n’y crois pas du tout, et je pense même que ces questions d’architectures moteurs ne sont pas si importantes. L’un peut préférer le quatre en ligne, l’autre le V4, mais l’histoire montre que la forme d’un pilote dépend avant tout de la performance globale de la moto, de la dynamique, de sa forme physique et mentale, etc. L’architecture moteur ne vient qu’en dernier.

Prenons Alex Rins en exemple. Excellent sur la Suzuki GSX-RR L4 de 2017 à 2022, tout le monde redoutait le passage au V4 Honda en 2023, car son style « n’y correspondait pas ». Résultat : il s’est imposé au nez et à la barbe des favoris au bout de quelques courses. Revenu sur un L4 chez Yamaha, il n’a plus rien fait depuis. Je pourrais aussi utiliser l’exemple de Miguel Oliveira, dont tout le monde m’a dit qu’il avait le style typique pour faire fonctionner le quatre en ligne. Résultat : du point de vue de la performance, son année chez Yamaha fut sa pire en MotoGP.

 

Jack Miller

J’ai du mal à croire qu’il puisse encore me surprendre après toutes ces années. Photo : Michelin Motorsport

 

Donc non, ne vous attendez pas à des miracles de Jack Miller parce qu’il retrouve un V4. Pour rappel, il avait également un V4 lorsqu’il avait fait cette saison indigne de son rang en 2024 chez KTM.

 

L’heure du pronostic !

 

J’ai dit dans l’article concernant Alex Rins que je m’attendais à une Yamaha plutôt faible cette année. L’exercice 2026 est là pour préparer 2027, j’en ai bien peur, et je place assez peu d’espoirs en cette toute nouvelle machine. Visualiser la firme d’Iwata en dernière force du plateau ne me pose pas trop de difficultés.

Jack Miller serait donc une victime indirecte de cette année, mais notamment en raison de sa nationalité très importante pour Liberty Media, je le vois bien conserver un guidon en MotoGP, et pourquoi pas chez Pramac. Côté performances, ça sera sans doute une campagne classique pour Miller, avec beaucoup de chutes, une irrégularité chronique, mais une ou deux belles performances pour sauver le tout. Au classement, j’ai prévu de le voir entre la 18e et 20e place, donc dans les derniers, mais toujours devant Alex Rins, ce qui serait assez cohérent avec ce que j’ai constaté en 2025.

Attendez-vous quelque chose de Jack Miller en 2026 ? Dites-le-moi en commentaires !

Pour rappel, cet article ne reflète que la pensée de son auteur, et pas de l’entièreté de la rédaction.

 

Sera-t-il devant Toprak dans mon classement ? L’avenir nous le dira. Photo : Michelin Motorsport

 

Photo de couverture : Michelin Motorsport

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