Moto GP People
Publié le 20 octobre 2026 • 06:30 par André Lecondé

People : Jorge Lorenzo a trouvé mieux que gagner des Grands Prix… faire payer dix locataires tous les mois !

Jorge Lorenzo recommande d'investir deux millions d'euros dans dix appartements pour vivre de ses loyers. Sa recette de la retraite idéale…

Lorenzo

Cinq titres mondiaux, trois couronnes en MotoGP, une carrière passée à rechercher le dixième de seconde : Jorge Lorenzo connaît la recette pour gagner sur un circuit. Mais depuis sa retraite, le Majorquin a découvert une autre discipline dans laquelle il préfère manifestement la régularité aux sensations fortes : l’investissement immobilier. Sa stratégie ? Acheter dix appartements, encaisser les loyers et vivre sans travailler. Simple comme un dépassement à l’intérieur ? Pas tout à fait.

Jorge Lorenzo n’a jamais été un homme de demi-mesure. Sur une Yamaha, il pouvait aligner les tours avec une précision presque mécanique. Sur une Ducati, il a dû apprendre à dompter une autre philosophie. Chez Honda, l’expérience s’est achevée prématurément, avec sa retraite en 2019.

Depuis, le quintuple champion du monde a changé de terrain de jeu. Et cette fois, le chronomètre a cédé sa place au relevé bancaire.

Dix appartements, dix loyers : la nouvelle grille de départ de Lorenzo

Invité de l’émission The Wild Project, animée par Jordi Wild sur YouTube, Lorenzo a détaillé sa vision de l’indépendance financière. Son conseil aux personnes disposant d’un capital important est d’une simplicité désarmante.

« Si vous avez deux millions d’euros, le mieux est d’acheter dix appartements. Ils vous rapportent en moyenne 1 000 euros chacun, soit 10 000 euros par mois, et c’est garanti à vie. »

Dix logements, dix locataires, dix virements mensuels. Sur le papier, l’ancien pilote transforme deux millions d’euros en 120 000 euros de revenus locatifs bruts annuels. Soit un rendement brut théorique de 6 %. Une performance qui ferait presque passer certaines primes de victoire pour de l’argent de poche. À condition, naturellement, que tout le monde paie son loyer.

Jorge Lorenzo : « J’aurais dû commencer à 15 ans »

Lorenzo ne cache pas un regret. Celui de ne pas avoir investi plus tôt les revenus de sa carrière sportive. « Si, dès mes 15 ans, quand j’ai commencé à gagner de l’argent, j’avais investi tous les gains de ma carrière dans l’immobilier, j’aurais aujourd’hui des revenus considérables. »

Voilà qui change des regrets habituels d’un ancien pilote. Pas de championnat perdu sur une chute, de mauvaise stratégie pneumatique ou de transfert mal négocié. Non. Le regret de Lorenzo, c’est de ne pas avoir acheté suffisamment d’appartements.

Pour lui, ces biens constituent de véritables « vaches à lait » capables de produire des revenus réguliers, indépendamment de son activité professionnelle. « Vous trouverez toujours quelqu’un qui vous versera 700 ou 800 euros par mois. Vous aurez toujours de quoi vivre sans travailler. » Le discours possède un certain charme. Mais aussi quelques raccourcis.

Un investissement garanti à vie ? Les propriétaires apprécieront

Car dans le monde merveilleux des loyers de Jorge Lorenzo, les appartements semblent ne jamais rester vides. Les locataires paient toujours, les travaux n’arrivent jamais et les charges de copropriété se montrent d’une remarquable discrétion.

La réalité immobilière est généralement moins docile. Fiscalité, entretien, assurances, périodes sans locataire, impayés et évolution du marché viennent réduire les revenus réellement disponibles.

Les 10 000 euros mensuels évoqués par Lorenzo constituent donc une projection brute, pas un revenu net garanti. Et contrairement à un titre mondial, la valeur d’un appartement peut aussi reculer.

Il n’empêche : pour un ancien sportif disposant d’un capital conséquent, la recherche de revenus récurrents après une carrière courte conserve une logique parfaitement compréhensible.

Lorenzo Honda MotoGP 2019

Espagne ? Non merci. Lorenzo préfère la Suisse et Dubaï

Autre particularité de sa stratégie : Lorenzo explique privilégier les investissements immobiliers en Suisse et à Dubaï plutôt qu’en Espagne. La raison invoquée tient à sa perception de la sécurité juridique et de la fiabilité des paiements. « Parce que je sais que les locataires me paieront », résume-t-il. Même à Dubaï aujourd’hui ?

Une préférence personnelle qui ne constitue évidemment pas une garantie contre les risques locatifs dans ces deux marchés. Le Majorquin a également exploré d’autres investissements, avec des fortunes diverses, notamment un projet de grande roue en Italie qui a connu des difficultés. De quoi expliquer son attachement à la pierre.

De la pole position à la position de propriétaire

Lorenzo a passé sa carrière à contrôler ce qui pouvait l’être : trajectoires, freinages, accélérations et gestion des pneumatiques. Dans l’immobilier, il recherche visiblement la même chose : de la prévisibilité.

Mais là où une course se gagne au drapeau à damier, un investissement se juge sur plusieurs décennies. Et les locataires, contrairement aux pilotes d’usine, ne signent pas toujours pour respecter scrupuleusement le plan de course.

Jorge Lorenzo a donc trouvé sa nouvelle définition du tour parfait : celui qui ne nécessite même plus de sortir du garage. Reste une différence essentielle entre le MotoGP et l’immobilier : sur une moto, Lorenzo pouvait contrôler les gaz. Avec dix appartements, il doit surtout espérer que personne ne coupe le robinet des loyers.

Jorge Lorenzo

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