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Non, nous n’allons pas aujourd’hui vous parler des petites rues étriquées de Montmartre, du Café des 2 Moulins ou de bergamotes de Nancy, mais bien de Sarah, Sarah Lezito, que tous les passionnés de MotoGP et bien d’autres connaissent déjà pour les démonstrations de son savoir-faire en matière de domptage motocycliste au guidon de sa Kawasaki.

Pour les autres, sans doute reclus au fin fond d’une grotte en Papouasie Orientale, sachez qu’il s’agit d’une jeune femme de 33 ans qui ne peut qu’inspirer le respect malgré sa propension visible à martyriser les pneus de sa moto, sur une roue au choix, généralement dans une position tout sauf académique, et dans le hurlement strident du quatre cylindres de sa Ninja ZX-6R.

Bref, du stunt (cascade, pour les Papouasiens Orientaux qui nous lisent ) !

Alors oui, c’est une championne de stunt, une grande championne, qui publie sur ses réseaux sociaux des vidéos vraiment impressionnantes, aptes aussi bien à rabaisser instantanément le caquet de bien des mâles agiles du rupteur nocturne, qu’à transformer les yeux des enfants en billes de verre.

Mais dans ce monde 2.0 où l’IA vient déjà de rendre caduque la véracité des images, on s’habitue à tout très vite, même à l’extraordinaire. Aussi était-ce avec une sorte de résignation que nous avons accepté l’invitation de nous rendre chez Red Bull France pour visionner en avant-première le documentaire de 52 minutes « Sarah Lezito, de haute voltige ».

Le stunt, c’est bien… 5 minutes !
Mais 52 minutes, soit on va s’endormir, soit on sortira acheter du coton hydrophile pour ralentir l’épanchement de sang coulant de nos oreilles !

Mais bon, conscience professionnelle vis-à-vis de nos lecteurs oblige, c’est donc avec une sorte de sentiment de sacrifice que nous nous sommes rendus près de la Bastille, à Paris, pour chercher le siège social de la boisson qui donne des ailes (amis de P.O., ne vous emballez pas, ce sont des histoires)…

Car chercher est bien le mot, l’entreprise étant soigneusement située au fond d’un porche très discret, une sorte de grotte sans aucune enseigne, même si le taureau qui nous accueille une fois entrés ne laisse place à aucun doute : ici, on est là pour travailler.

Nous laissons de côté la salle de sport style start up, bien exposée aux yeux de tous, occultons les centaines de bureaux open space bardés d’ordinateurs, et nous engouffrons dans l’ascenseur 3.0 qui, à défaut de nous proposer des boutons fléchés à enfoncer, a l’aplomb de vouloir engager une conversation avec nous. Pour un peu, il prendrait notre tension et nous indiquerait notre taux de glycémie…

Non mais oh, gars ! On est juste venu voir Lezito ! Bas les pattes : pour la peine on redescendra par l’escalier !

« 5e étage, vous êtes arrivés »

Arrivés, oui, dans une sorte de petit amphithéâtre, avec un écran et la Kawasaki 600 sur l’estrade. Ambiance jeune, décontractée, tout comme Sarah Lezito qui s’isole un moment avant le début d’une projection qu’elle découvrira elle-même dans son intégralité.

Remerciements, présentation minimaliste, et c’est parti pour 52 minutes de stunt…

Et, magie de l’exercice, on se retrouve quasiment instantanément en train d’applaudir, presque la larme à l’œil, tellement de ce documentaire émane une belle personne, évidemment passionnée mais surtout simple et farouchement déterminée.

Alors oui, Sarah Lezito a fait voler en éclats bien des codes jusqu’alors établis, mais surtout, élevée au partage youtubesque depuis son plus âge, elle nous offre une plongée vertigineuse bien au-delà de son monde : une plongée sur elle-même !

Happés par ce partage intimiste, nous sommes à des années-lumière de la communication langue de bois des pilotes MotoGP, et nous découvrons en quelques minutes pourquoi la petite fille de Champagne s’est éprise des acrobaties motorisées, comment elle a pu en faire son métier, ce que cela implique, comment elle prépare elle-même sa moto, comment on devient la doublure des stars des Studios Marvel, pourquoi ce n’est pas ce qui lui plaît le plus, et mille autres réponses qui dressent le portrait d’une femme dont le talent est certes mondialement connu, mais qui a surtout su rester aussi simple que son parcours l’est en apparence, gage d’une profondeur humaine au moins aussi impressionnante que ses cascades.

D’ailleurs, pour ne rien vous cacher, après quelques questions-réponses collectives faisant suite à la projection (que nous traiterons plus tard), nous avons eu la chance de pouvoir approfondir notre exploration du personnage, et là encore Sarah Lezito s’est réellement montrée hors du commun, n’hésitant pas une seconde à répondre aux questions les plus délicates avec une spontanéité naturelle désarmante…

Entre la marque de motos qu’elle déteste, sa relation professionnelle avec « Charlotte » et l’importance de Red Bull dans ses activités, celle concernant son « Après » est sans doute l’information qui nous a le plus surpris et impressionnés, à tel point que, par pudeur, nous n’avons évidemment pas osé conclure notre entretien par le « Sarah, on t’aime! » correspondant pourtant parfaitement à notre état d’esprit du moment, optant pour la lâche facilité d’un humoristique « Sarah, tu es vraiment énervante ! Tu fais partie de ces gens à côté de qui on se sent comme une m…. Adieu ! ».

Vous l’avez compris, vous DEVEZ absolument regarder ce documentaire, à partir d’aujourd’hui sur EXPLORE, et du mois de mai sur AUTOMOTO LA CHAÎNE !
Même en Papouasie !

@sarahlezito


Produit par : Folamour Productions
Réalisé par : Pierre-Paul PULJIZ
Année : 2025.
Format : 52 minutes

À propos d’Explore
EXPLORE, le service de streaming dédié au documentaire de Mediawan Thematics, propose plus de
250 heures de programmes couvrant des thématiques variées, des grandes tendances sociétales
aux phénomènes culturels mondiaux, grâce à des acquisitions, des partenariats internationaux,
notamment avec HYBE et LOTTE sur la K-pop, et des productions originales comme Ciné ou
Canap – Masterclass. EXPLORE est disponible sur Canal+, la TV d’Orange, Free, SFR, Molotov,
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