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Quand on évoque l’histoire du sport motocycliste, des noms s’imposent immédiatement, de Marc Marquez pour les plus jeunes à celui que l’on surnomme affectueusement  » Ago «  pour ceux à l’expérience plus vaste, en passant par Valentino Rossi pour ceux qui ont vécu les débuts du MotoGP.

Né le 16 juin 1942 à Brescia, en Italie, Giacomo Agostini reste néanmoins à ce jour l’un des plus grands champions que le monde ait connus, ne serait-ce que grâce à ses 15 titres de Champion du Monde et 123 victoires en Grand Prix, des records qui, pour beaucoup, semblent aujourd’hui encore hors d’atteinte.

Agostini débute en compétition dans les années 1960, et c’est très vite qu’il se distingue. Sa carrière explose au guidon des mythiques MV Agusta, avec lesquelles il domine sans partage les catégories 350cc et 500cc. Entre 1966 et 1972, il enchaîne les couronnes mondiales et devient le symbole de la suprématie italienne en Grand Prix. Son style élégant, fluide, presque aérien, a marqué des générations de pilotes et de spectateurs.

Mais Ago ne se limite pas à une simple domination sportive. Il est aussi une figure charismatique, admirée pour sa prestance et son allure. Véritable star dans les paddocks qu’il fréquente toujours avec assiduité, il a contribué à populariser la moto bien au-delà des cercles de passionnés. Sa rivalité avec Mike Hailwood, autre grand nom de la discipline, a donné lieu à des affrontements légendaires qui ont façonné l’âge d’or du Continental Circus.

Aujourd’hui encore, Giacomo Agostini reste une icône vivante. Toujours présent sur les circuits, et parfois même au guidon d’une machine de Grand Prix, comme à la Sunday Ride Classic, il incarne la mémoire d’une époque héroïque, où les pilotes couraient sans électronique, avec pour seule arme leur courage et leur talent pur. Pour les amoureux de moto, Ago n’est pas seulement un champion : il est une légende, un mythe intemporel qui continue d’inspirer.

L’homme de 83 ans, bien que très abordable sur les circuits, n’ouvre que très rarement les portes de son antre près de Bergame. Plus précisément, ce musée privé, ouvert en 2019, est situé chez sa fille et n’est accessible que dans le cadre d’un forfait assez couteux. Aussi cette brève visite virtuelle des 350 trophées de l’icône mérite largement que l’on attende le chargement de la vidéo qui peut prendre un certain temps…

 

MotoGP Ago