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C’est peut-être la première vraie claque venue de Chine dans le segment des naked sportives européennes. La QJMotor SRK 921 arrive en Europe avec un message limpide : quatre cylindres, composants premium, électronique complète… pour environ 10 000 euros. Et cette fois, on ne parle plus d’un compromis low-cost. 127 chevaux pour 10 000 € : la nouvelle équation qui fera de la Ducati une inconnue ?

Sous son look agressif, la SRK 921 cache un quatre cylindres en ligne de 127 ch à 10 000 tr/min, délivrant 93 Nm de couple. La vitesse de pointe annoncée atteint 233 km/h. Ce ne sont pas des chiffres révolutionnaires dans l’absolu, mais à ce niveau de prix, le rapport puissance/équipement devient explosif.

Et ce n’est pas tout : shifter bidirectionnel de série, trois modes de conduite (Normal, Pluie, Sport), centrale inertielle Bosch 6 axes, ABS et contrôle de traction en virage … On ne parle plus d’une moto “chinoise pas chère”, mais d’une vraie proposition sportive crédible.

Visuellement, la SRK 921 joue clairement dans le registre Streetfighter. Impossible de ne pas penser aux lignes tendues d’une Ducati Streetfighter V4 ou V2, notamment dans cette livrée rouge éclatante.

QJMotor ne s’en cache pas : le design porte une influence italienne évidente. On retrouve : un monobras oscillant, un échappement haut, une silhouette ramassée et musclée.

Le message est clair : cette moto ne vise pas le segment A2 ni l’entrée de gamme. Elle vise directement les japonaises et certaines européennes établies, avec du vrai matériel premium.

C’est probablement là que QJMotor frappe le plus fort. La partie-cycle ne s’appuie pas sur des composants anonymes mais sur des noms qui parlent aux passionnés : suspensions Marzocchi (fourche inversée + amortisseur arrière réglables), amortisseur de direction italien, double disque avant de 320 mm, étriers radiaux Brembo Stylema.

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Le « style Ducati » : hommage ou pillage ?

Avec un poids annoncé de 217 kg tous pleins faits, le freinage et la rigueur du châssis seront déterminants, mais sur le papier, la fiche technique est impressionnante.

Côté équipement, la surenchère assumée. Là où les constructeurs européens facturent chaque option, QJMotor inclut tout de série : régulateur de vitesse, poignées chauffantes, selle chauffante, caméra embarquée frontale intégrée. Oui, une caméra intégrée directement dans la moto. C’est une stratégie claire : proposer plus que la concurrence pour un prix inférieur.

En France, la SRK 921 est annoncée à 10 399 €. En Allemagne et au Royaume-Uni, elle avoisine les 10 000 €.

Si ce positionnement se confirme partout en Europe, l’impact pourrait être majeur. Car à ce tarif, on entre directement sur le territoire des japonaises mid-size, tout en affichant une architecture quatre cylindres et des composants premium.

Pour moins de 11 000 €, vous obtenez : 127 chevaux, Brembo Stylema, Marzocchi réglable, IMU Bosch, équipement complet. Difficile de ne pas parler d’offensive stratégique.

Le plus inquiétant pour les marques historiques n’est pas seulement le prix. C’est la maturité technique.

La Chine ne joue plus dans la catégorie “budget”. Elle arrive désormais sur les segments émotionnels, ceux où la passion et l’image comptent autant que la fiche technique.

La SRK 921 sera disponible en noir, argent et rouge, avec une arrivée en concession prévue au second semestre 2026. Et une question se pose déjà : les constructeurs traditionnels sont-ils prêts à répondre à une naked quatre cylindres premium à 10 000 € ?

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