Ils espéraient que la pluie viendrait perturber les plans de Nicolò Bulega et ramener un peu d’incertitude dans ce Championnat du monde Superbike devenu monotone dès l’Australie. Mais sous une pluie battante, la supériorité du pilote Ducati s’est révélée encore plus écrasante. Le triplé australien est validé.
De Paolo Gozzi / Corsedimoto.com
La Course 2, disputée dans un nuage de projections d’eau, a été encore plus linéaire que celle de la veille sous le soleil. Nicolò Bulega évolue à un niveau nettement supérieur. Ce n’est même pas une question de domination de la Panigale V4 R : son coéquipier Iker Lecuona, pourtant ex-pilote MotoGP, a accusé des écarts conséquents tout au long de la semaine à Phillip Island. C’est bien le pilote qui fait la différence. Sans Toprak Razgatlioglu, désormais en MotoGP, Bulega semble privé d’adversaires. Son palmarès continue de grandir : 23 victoires en carrière, dont 7 à Phillip Island en neuf départs.
Montella, quel regret ; Bassani, le retour
Yari Montella a toujours été performant ici, mais peu l’imaginaient aussi compétitif. Sur piste mouillée, il tenait un nouveau podium avant de perdre l’arrière à Lukey Heights, ternissant un week-end qui aurait pu être parfait.
Axel Bassani, en revanche, n’a commis aucune erreur. Il confirme non seulement le potentiel de Bimota, seul véritable rempart face à la puissance Ducati, mais retrouve surtout son meilleur niveau. Les difficultés de la saison passée semblent oubliées : Bassani ne fait plus qu’un avec la KB998. L’effet du nouveau responsable technique Uri Pallares porte déjà ses fruits.
Bautista solide, Locatelli maigre consolation
Le podium a accueilli Alvaro Bautista. Son passage du statut officiel à celui de pilote satellite chez Barni n’a en rien entamé sa compétitivité. Le véritable handicap reste les huit kilos de lest imposés par une règle controversée, qui continue d’alimenter les débats.
La pluie a également favorisé Tarran Mackenzie, cinquième, et offert à Yamaha un léger motif de satisfaction avec Andrea Locatelli sixième. Mais le bilan australien demeure préoccupant pour la marque, qui espérait se rapprocher de Ducati grâce aux concessions techniques.
BMW en grande difficulté
BMW traverse une période délicate. Ni Miguel Oliveira ni Danilo Petrucci ne sont parvenus à rivaliser avec les performances autrefois affichées par Razgatlioglu. Voir Petrucci, pourtant réputé pour son aisance sous la pluie, concéder plus de trente secondes en 22 tours illustre les difficultés d’adaptation. La transition entre MotoGP et Superbike reste un défi majeur, dans les deux sens.
Retour en Europe
Le paddock Superbike clôture sa seule manche intercontinentale de la saison 2026. Prochain rendez-vous : Portimão, du 27 au 29 mars. Les essais hivernaux y avaient été perturbés par la météo, promettant un week-end riche en inconnues. Bulega et Ducati arrivent avec un avantage psychologique évident, tandis que leurs rivaux cherchent encore des solutions.

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Paolo Gozzi
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