Par Paolo Gozzi / Corsedimoto.com
Pas même un dépassement, pas
même un frisson : Nicolò
Bulega a dévoré d’un seul coup la première course
Superbike sur le tracé vallonné de Portimão.
Tout comme prévu dans ce championnat qui n’en est qu’à la deuxième
des douze manches mais qui risque déjà d’être terminé.
Sans un « molosse » comme Toprak Razgatlioglu dans les parages, Ducati est en
train d’écraser la concurrence. Tout comme largement attendu.
Puissance rouge
Bulega est parti comme une
flèche depuis la pole et ne s’est jamais retourné : précis, très
rapide, implacable, la victoire typique à la Nicolò.
Son nouveau coéquipier Iker
Lecuona ne s’était pas beaucoup montré en Australie, ici
il a haussé le niveau, mais ce n’est pas encore suffisant pour
mettre la pression sur le vice-champion du monde.
Ducati aurait pu à nouveau monopoliser le podium, mais
Yari Montella,
parti très agressif, a chuté au cinquième tour alors qu’il se
trouvait entre les deux Ducati officielles.
Oliveira et BMW voient la lumière ?
Ce championnat Superbike
aurait besoin que les deux nouveaux pilotes BMW trouvent rapidement
le moyen de se rapprocher de Ducati.
En Australie, c’était (assez) la nuit noire ; ici, sur son circuit
à domicile, Miguel
Oliveira monte sur la troisième marche du podium, à cinq
secondes sur la distance de course.
À Phillip Island, on pouvait dire que le tracé n’avait jamais été
favorable à BMW, même avec le phénoménal Toprak.
Ici en revanche, le Turc dominait, tandis qu’Oliveira à l’Algarve
avait également battu des pilotes MotoGP, signant sa première des
cinq victoires en catégorie reine en 2020.
Interpréter ce podium n’est donc pas simple : est-ce un premier
rayon de soleil ou un résultat un peu décevant ?
On le comprendra plus tard, peut-être dès les deux dernières
courses ici au Portugal. En espérant aussi que Danilo Petrucci, seulement 10e dans
cette course 1, puisse réduire l’écart.
Nicolò Bulega en mode rouleau compresseur
Le pilote Ducati est sur une
série de huit victoires
consécutives : les quatre dernières de la saison passée,
enchaînées dans sa poursuite désespérée du leader Toprak
Razgatlioglu, et quatre autres en ce début de saison.
Il s’agit de sa 24e
victoire en 76 courses : il a terminé 60 fois sur le podium !
Nicolò est encore jeune (26 ans), mais son palmarès devient de plus
en plus impressionnant.
En Australie, il est devenu le pilote italien le plus victorieux de
l’histoire du Superbike, devant des légendes comme
Max Biaggi et
Marco
Melandri.
Sans Toprak Razgatlioglu, le compteur risque de
s’emballer encore davantage.
Le triplé est servi ?
Il y a douze mois à Portimão,
Nicolò Bulega avait été battu trois fois au sprint par le Turc,
pour moins de deux secondes cumulées.
Il avait donc perdu de très peu, et sans cet adversaire, le triplé
semble à nouveau à portée, comme cela s’est déjà produit en
Australie.
Les prochains rendez-vous sont à 12h (heure française) avec la Superpole
Race (10 tours), puis la course 2 (20 tours) à 16h30 dimanche 29 mars.
Avis de recherche : adversaires recherchés…




























