Le leader du championnat a lancé
le feux d’artifice de la deuxième manche du Mondial à Portimão : il
a suffi de la provocation de son nouveau coéquipier pour déclencher
le talent du pilote Ducati.
Lors des trois séances d’essais, Bulega avait travaillé en vue de
la course, laissant les autres jouer avec le pneu tendre.
En qualifications, à égalité de pneus, Iker Lecuona a tenté de porter
l’attaque. Le 1’38″637 de l’Espagnol semblait faire office de
verdict, mais il restait à compter avec « Bulegass
».
Lors de sa deuxième tentative (donc avec un pneu déjà largement
usé), il a sorti de son chapeau un fantastique 1’38″495 : l’an dernier,
Toprak Razgatlioglu était parti en pole avec
1’39″081.
Cela semblait être une limite difficile à battre, et pourtant elle
a été abaissée de plus d’une demi-seconde !
La nouvelle Ducati a creusé l’écart
La première ligne est complétée
par Yari Montella,
qui n’est désormais plus une surprise, mais une superbe réalité du
championnat. On retrouve donc les deux Ducati Panigale V4 R
officielles et la satellite du team Barni aux
avant-postes.
La nouvelle version, avec le bras oscillant double bras et d’autres
petites améliorations, a encore élargi l’écart de performance qui
existait déjà auparavant, et celui-ci risque désormais de devenir
abyssal.
Miguel Oliveira et BMW s’inclinent
Jusqu’en octobre dernier,
Toprak
Razgatlioglu jouait le rôle de « facteur d’équilibre »
naturel. Entre ses mains, la BMW volait, ce qui permettait de
rivaliser avec Ducati. Dans cette qualification,
Miguel Oliveira,
arrivé de MotoGP, a concédé six dixièmes, se classant
quatrième.
Danilo Petrucci,
neuvième temps, a perdu huit dixièmes : l’Italien partira de la
troisième ligne.
Certes, un hiver de tests perturbé par la météo n’a pas aidé les
nouveaux pilotes BMW. Mais les premiers signaux ne sont pas très
encourageants.
La course ne semble pas promettre mieux : « J’ai un très bon
rythme, je suis vraiment content de la façon dont ça se passe
», a conclu Nicolò
Bulega.
Nous n’en doutions pas…
L’heure de vérité
À 16h30 (heure française), on aura le
premier affrontement du week-end portugais.
Bulega part avec ses 62
points, après avoir fait le plein en Australie. Nicolò est
sur une série de sept
victoires consécutives, en comptant également le quadruplé
avec lequel il avait terminé la saison précédente.
Y a-t-il quelqu’un capable de le battre et de donner de l’intérêt à
ce championnat Superbike qui risque de devenir à sens unique ?
Ici, l’an dernier, Toprak
Razgatlioglu avait tout raflé, remportant toutes les
courses, toujours après des duels au dernier mètre avec Nicolò
lui-même.
Le Turc détient également le record officiel du meilleur tour en
course : 1’39″441, réalisé lors de la Superpole Race l’an
dernier.




























