Dès l’avant dernière manche à Estoril, Valentin Debise a été assuré de devenir vice-champion du monde Supersport WorldSBK au guidon de sa ZXMOTO née il y a tout juste un an, une performance collective exceptionnelle pour une première saison dans cette catégorie extrêmement disputée, dont le pilote français dresse le bilan dans cette interview.
Et comme d’habitude avec le numéro #53, pas de langue de bois mais, au contraire, toujours des choses à apprendre…
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🎤 D’accord. L’année prochaine, qu’est-ce qui se passe ?
« Qu’est-ce qui se passe ? On ne va pas se reposer sur nos lauriers. Là, pour l’instant, on roulait avec la moto de base, la moto la moins chère de la gamme, et l’année prochaine on va passer sur une moto un peu plus évoluée, avec des spécificités différentes : moteur différent, fourche, freins, deux ou trois trucs, les jantes, etc. Donc on espère que ça va un peu nous aider, sachant que l’année prochaine, la balance de performance (Balance Of Performance) va changer.
Donc on ne sait pas encore comment ils vont faire, mais ils vont faire quelque chose…
Et on passe aux pneus Michelin ! Donc finalement, cet hiver, ça va être encore un hiver de fou, même si on est quand même plus en avance que l’année dernière, puisqu’à cette époque là, on n’avait pas une moto qui roulait !
Là, on a quand même une moto qui roule, donc c’est cool. Mais du coup, on ne faut pas se reposer sur nos lauriers, parce que la concurrence va être rude, comme d’habitude, et il y a beaucoup de nouveaux pilotes qui arrivent.
Cette année, il y avait entre 20 et 25 pilotes en une seconde, donc l’année prochaine, ça va être encore pire. Donc il faut continuer à aller de l’avant. »
🎤 C’est intéressant, parce que tu parles des Michelin : tu connais très bien les Michelin…
« Oui, je connais très bien. En fait, en tant que pilote, que tu connaisses ou pas, ce n’est pas grave : ce qu’il faut, c’est que la moto aille bien avec les pneus.
Nous, on a déjà fait des tests à Aragon en milieu d’année, on a jeté les pneus avec les réglages Pirelli, et ben voilà, ça ne marchait pas. Mais moi je n’étais pas étonné.
Si tu veux, le team ils ont voulu essayer comme ça, et je leur avais dit, « ça va être en panne ». Et on a bien confirmé que ça ne marchait pas, mais c’était bien de le faire pour confirmer, et pour nous donner des indications par rapport à ce que moi je connaissais. Et maintenant il va falloir bosser et réadapter la moto aux pneus.
Et surtout, le plus dur, ça va être de gagner la connaissance des pneus, car c’est ce qui fait une des plus grosses différences sur les approches des réglages qu’on utilises sur les circuits. »
🎤 Tu dis qu’il y a une toute nouvelle moto l’an prochain : ça veut dire encore tout reprendre à zéro pour la régler ? Tu parlais des braquets…
« Non, non, ce n’est pas une toute nouvelle moto. Ça va être une évolution. Après, ce qui va être exactement sur la moto, là il faut demander à demander au team et à ZXMOTO, parce que moi je suis pas la bonne personne pour en parler.
Mais voilà, c’est une évolution de celle qu’on a. De toute façon, nous, on a la version RS, on va passer sur la RR, donc la moto elle est déjà présentée, vendue, et cetera, et ce ‘est rien de rien de fou.
Je veux dire, on ne va pas gagner 20 chevaux, et de toute façon si on en gagnait 20, ils nous en brideraient 20, donc… (rire). »
🎤 Enfin, on ne peut pas occulter l’aspect chinois. Tu es allé en Chine et tu as publié une vidéo très intéressante. Et tu vas y retourner cet hiver, avec l’équipe cette fois, c’est ça ?
« Oui. En fait, quand je suis allé en Chine, j’y suis allé de mon propre gré, avec ma propre organisation. Et là, c’est l’organisation de ZXMOTO qui s’occupe de notre expérience en Chine. Là, on va visiter leurs sponsors, et cetera, et cetera. Donc là, je ne sais pas trop ce qui m’attend, mais tant mieux parce que moi je n’aurai pas de stress d’organisation : j’ai juste à me laisser aller et profiter. »
🎤 L’an prochain, on a vu que la saison 2027 s’achèvera sur le circuit international de Shanghai du 29 au 31 octobre : avec l’engouement que tu suscites en Chine, tu vas être pris d’assaut et débordé comme une superstar là-bas, non ?
« (Rires) Je sais pas comment ça va se passer, mais c’est sûr que ils vont voir quelques quelques agents de sécurité pour me déplacer à droite, à gauche, et après il va falloir bien organiser la course à l’avance, parce que je ne vais pas pouvoir vivre normalement et me déplacer normalement.
Mais ça va être fun, c’est cool de faire une course là-bas !
Surtout que maintenant il y a plein de constructeurs chinois qui s’engagent, donc ça a vraiment du sens et je félicite la Dorna pour avoir organisé cet événement. »
🎤 La saison reprend en février en Australie, à Phillip Island pour la dernière fois : quel est ton programme pendant ces vacances ?
« Entraînement physique, divers événements promotionnels comme l’EICMA à Milan, ski de fond dans les Pyrénées, voyage en Chine donc, roulages quand c’est possible : l’hiver passe très vite, tu sais ! »

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