Entraîné par Xavier Siméon à Carthagène, Tom Rolin (16 ans), soutenu par la Belgium Motorcycle Academy et Zelos, évoque avec PaddockGP ses ambitions en amont de sa première saison en Moto4.
Bonjour Tom, avant de parler
de ta saison, peux-tu commencer par te présenter ?
Je m’appelle Tom Rollin. Je viens d’Agimont, près de la commune
d’Hastière (En Belgique. Ndlr). L’année dernière, j’ai participé à
la Northern Talent Cup, un championnat dans tout le nord de
l’Europe, principalement en Allemagne, aux Pays-Bas et en
Tchéquie.
D’où t’es venue l’envie de
rouler à moto ?
C’est mon père qui m’a transmis sa passion. C’est une passion
familiale.
Et que peux-tu dire de ton
parcours jusqu’ici ?
La moto, j’ai commencé lorsque j’avais trois ans. C’était bien
avant mes premières compétitions. Je n’ai fait mes premières couses
que quelques années plus tard. J’ai débuté la compétition en 2019.
Je roulais alors en supermoto. J’avais neuf ans ou dix. La vitesse
pure, c’est arrivé en 2023. J’ai commencé en R3 Cup. Ensuite, j’ai
enchaîné sur deux saisons en NTC.
Tes débuts étaient plutôt
prometteurs…
Oui, lors de ma première saison dans le championnat, j’ai fait
plusieurs podiums, j’ai décroché une victoire aussi. Mon problème,
c’était la régularité. Lors d’une course j’étais premier, et la
suivante, je pouvais être dernier.
Et comment s’est déroulé ta
deuxième année en NTC ?
C’était une saison plutôt compliquée. J’ai essayé de gagner un
maximum en régularité sur toute la saison, mais je n’ai pas eu
beaucoup de chance avec des chaînes et des pignons cassés en
course. Ça m’a fait perdre beaucoup de points. Malgré tout, j’ai
terminé septième au championnat.
Pourquoi avoir choisi la NTC
comme filière ?
Je voulais aller en vitesse pure. Je voulais changer un peu et
profiter de toutes les disciplines. La vitesse, je me suis rendu
compte que j’aimais bien et du coup j’ai continué. Je suis dans la
Belgium Motorcycle Academy et ce sont eux qui ont financé quasiment
toutes mes saisons. Ils avaient un team en NTC et ils m’ont proposé
de rouler pour eux. J’ai accepté. L’année dernière, je suis rentré
chez Zelos. Désormais, Zelos m’aide financièrement et sur tous les
autres aspects de ma carrière.
Où pourra-t-on te suivre en
2026 ?
Cette année, on a cherché avec mon manager pour une opportunité de
passer en Moto 4 européenne. Et donc, je serai en ETC.
Tu poursuis tes études à côté
de la moto ?
Oui, je continue. Je fais les deux en même temps. Avec l’Adeps,
(L’Administration générale du Sport belge. Ndlr), je suis jeune
espoir. Avec ce statut, ils m’aident à avoir plus de demi-journées
d’absence à l’école.
Tu es venu à Carthagène avec
Xavier Siméon, comment l’as-tu rencontré ?
Avant, Xavier était chez Zelos. On a créé des liens d’amitié et
maintenant, parfois, quand j’ai besoin de m’entraîner fort, de
réaliser un programme intensif, on prend Xavier avec nous. Il me
suit aussi. Quand je fais une course de merde, il m’envoie un petit
message. Il me dit : « Il faut que tu changes ça, ça ou encore
ça ». Et le lendemain, ça va tout de suite mieux.
De savoir qu’il a accompagné
des pilotes comme Barry Baltus en Moto2, ça doit être
encourageant…
C’est certain.
Quelles sont tes ambitions
pour le Moto 4 ?
J’aimerais viser le top 10 du championnat et aller en Red Bull
Rookie’s Cup l’année prochaine.
Qu’est-ce que ça fait de
partager la piste avec des pilotes de MotoGP (Johann Zarco et Diogo
Moreira. Ndlr) ?
Ça fait du bien, parce qu’au final, tu te rends compte que tu n’es
pas inexistant. Tes efforts sont récompensés. Je fais une saison
catastrophique et puis je me retrouve ici, ça fait du bien.
Tu as des idoles en
championnat du monde ?
Il y a évidemment Marc Márquez, mais aussi Barry Baltus !

Tom Rolin en compagnie de Johann Zarco, Xavier Siméon et Barry Baltus à Carthagène


























