À un peu plus d’un mois du coup d’envoi du WorldSBK, l’avenir d’Andrea Iannone reste suspendu à un fil. Toujours sans guidon confirmé, l’Italien se retrouve face à une décision majeure : s’engager dans un projet qu’il juge digne de son retour, ou tourner définitivement la page de la compétition. Selon Gelete Nieto, son manager, le temps presse.
Interrogé par GPOne, Nieto reconnaît que la situation est critique : « pour le moment, je ne peux pas en dire beaucoup, car nous essayons de tout mettre en place. Nous travaillons sur un projet visant à optimiser le déroulement des opérations, mais il reste encore quelques détails à régler. Nous sommes pleinement conscients de la situation et, en même temps, des délais très serrés. »
Le message est clair : une solution existe, mais elle n’est pas encore totalement verrouillée.
À 35 ans, Andrea Iannone n’est plus dans une logique de compromis. Il l’a toujours dit, et son manager le répète sans détour : « Andrea a toujours été très clair : s’il s’agit d’un projet ambitieux, solide et important, il est partant. Sinon, il n’a aucun problème à partir. »
Il ne s’agit donc pas d’un simple guidon pour compléter la grille. Iannone veut un projet crédible, à la hauteur de ce qu’il a démontré depuis son retour après quatre ans de suspension.
« Nous avons vu Iannone passer quatre ans sans compétition, puis revenir en force pour décrocher des podiums et des victoires. » Un rappel essentiel : sportivement, Iannone a déjà répondu présent.

Andrea Iannone : une décision attendue cette semaine et l’option Harley-Davidson comme joker inattendu
Nieto a fixé cette semaine comme date limite. Une échéance assumée, y compris par le pilote lui-même.
« Andrea est serein, et c’est le plus important. S’il approuve le projet parce qu’il le convainc, il est prêt à prendre la piste en Australie même sans avoir participé aux essais de janvier. »
Phillip Island, théâtre de l’ouverture du championnat, reste donc une option… même sans préparation hivernale complète. « Andrea est motivé, déterminé : la moto, c’est sa vie. Mais seulement si le projet en vaut la peine. Sinon, il n’a aucun problème à prendre sa retraite. » Une déclaration lourde de sens.
Dans l’immédiat, une chose est actée : Iannone ne participera pas aux essais de Jerez et de Portimão. Un handicap ? Pas forcément, selon Nieto. « Ce n’est pas un problème. Nous avons déjà vu Andrea rester quatre ans sans compétition puis revenir en force. Je le vois très calme et concentré, et pour moi, c’est le plus important. » L’expérience, le mental et la motivation compenseraient donc un déficit de roulage.
Selon GPOne, une piste alternative existe, et elle n’est pas anodine : Harley-Davidson. Le constructeur américain prépare son entrée dans le programme des Grands Prix via sa discipline Bagger World Cup et un projet autour de Iannone serait à l’étude. Une option encore embryonnaire, mais qui pourrait séduire un pilote attiré par un rôle central, une image forte et un défi technique inédit.
Pour Iannone, ce type de projet correspond précisément à ce qu’il recherche : quelque chose de différent, ambitieux et structurant, plutôt qu’un simple guidon de transition.
Enfin, Nieto n’exclut rien, y compris l’arrêt définitif. « S’il est là, nous serons tous ravis. Sinon, il sait déjà ce qu’il a à faire, car nous avons de nombreux projets intéressants ici en Espagne. »
La semaine en cours sera décisive. WorldSBK, projet alternatif, peut-être Harley-Davidson, ou retraite assumée : Andrea Iannone arrive à un carrefour final. Et fidèle à son caractère, il ne prendra pas une décision par défaut.
































