Le MotoGP est donc arrivé à Austin après avoir quitté une Argentine qui n’a pas été une terre de tout repos. Des ailerons sujets à caution, des pneus sur la sellette, un temps de chien, des chutes à répétition… N’en jetez plus la coupe est pleine ! Mais après seulement une semaine, personne n’a oublié.

Et après un éprouvant trajet en bus d’une Amérique à l’autre (ou presque, nous forçons évidemment le trait), beaucoup ont eu l’occasion de cogiter. Lors de la conférence de presse, c’est le cas de Michelin qui est revenu en discussion. Une conjoncture que Valentino Rossi a interprétée différemment en constatant que les seuls graves problèmes constatés n’ont concerné jusque-là que des Ducati privées. La firme de Borgo Panigale est donc invitée à prendre en compte cette récurrence et a travaillé sur des actions correctives. A Clermont-Ferrand, on respire.

Un répit de courte durée.
Aleix Espargaró est sans doute moins audible que le Doctor, mais il donne une autre analyse qui montre la diversité des opinions dans le paddock sur le sujet. D’abord, l’officiel Suzuki revient sur la gestion de l’incident dont a été victime Redding à Termas de Rio Hondo : « après deux minutes, ils ont ouvert à nouveau la piste et ça m’a mis en colère. Car on ne jouait pas une blague. J’étais mal à l’aise face à cette décision » explique l’équipier de Viñales sur crash.net.

Puis il se fait plus clair : « j’espère que Michelin va progresser et j’espère que le problème ne va pas se répéter. Pour ma part, je n’ai jamais eu de souci avec mon pneu arrière. En Argentine, Maverick avait des coupures sur son pneu et aussi Tito Rabat. Mais c’est Ducati qui connait le plus gros problème car ils ont un peu plus de puissance alors ils sollicitent plus le pneu arrière. Cependant, ce n’est pas la faute de Ducati. Ils sont parmi les meilleurs, ils ont une bonne moto, un bon moteur, ce n’est donc pas la faute de Ducati. C’est à Michelin de progresser ».

Pas de doute, on reparlera pneus à Austin.
Au moins entre les frères Espargaro, puisque son frère, Pol, avait imputé à Ducati le fait de devoir régler le problème