A la suite de la saison exceptionnelle qu’il est en train d’effectuer en ce moment en Moto2, Morbidelli va être propulsé au sommet en intégrant l’année prochaine la catégorie MotoGP. Il ne changera pas d’équipe pour autant et restera fidèle au Team VDS Estrella Galicia de Marc van der Straten et Michael Bartholémy.

Franco a accordé une interview très intéressante à Neil Morrison de crash.net, dont voici quelques extraits. Nous vous encourageons à lire la totalité de ce long entretien.

« Mon père était pilote en Italie et il a couru toute sa vie, explique Franco. Quand il s’est arrêté, il a ouvert un atelier. Aussi, lorsque j’ai grandi, j’étais dans son atelier. J’ai grandi entre ses motos et ses courses. J’ai toujours été dans l’environnement de la course. C’est ce que je connais le mieux dans la vie et cela fait partie de ma vie depuis que j’étais un petit enfant.

Vous vous démarquez des autres pilotes de la VR46 Academy, en ce sens que vous êtes venu à la Moto2 via la catégorie Superstock 600, plutôt que via la Moto3. Pourquoi ?

« Voyons les choses de cette façon : la VR46 Academy est née après que j’ai commencé ma carrière en course internationale. VR46 a commencé à m’aider plus tard dans ma carrière, quand je faisais déjà le championnat d’Europe en Superstock 600. Je le faisais essentiellement parce que je n’avais pas d’argent pour faire autre chose.

« Heureusement le Team Italia m’a aidé à courir cette année-là. J’ai eu beaucoup de chance de courir de toute façon, alors j’ai couru en championnat d’Europe. Puis, pendant cette année, VR46 a commencé à me suivre du point de vue de la gestion. Ils ont trouvé de bonnes opportunités pour moi directement en Championnat du Monde Moto2. C’était une bonne chance pour moi.

Lorsque vous étiez plus jeune, vous avez voyagé à Tavullia, la ville natale de Valentino Rossi. Etait-ce précisément pour sensibiliser Valentino à vos talents ?

« Eh bien, mon père était ami avec le père de Valentino, ils se connaissaient. Mon père, comme je l’ai dit, avait l’habitude de courir et, lorsqu’il était en course, il le faisait avec une équipe de Pesaro. Je suis né à Rome. J’ai grandi puis vécu jusqu’à dix ans à Rome.  

« Ensuite, nous avons décidé que le sport moto serait ce que je voulais faire pour vivre. Mon père avait l’expérience de la région de la Riviera adriatique. Il savait que c’était la meilleure région d’Italie où un pilote pouvait grandir et s’exprimer. Alors il a décidé de déménager là-bas et de prendre contact avec les personnes qui le suivaient alors qu’il était un coureur.  

« Il a donc décidé de me donner le même environnement que lorsqu’il était un coureur. C’est ce que nous avons fait, et en plus Vale était là. Mon père a demandé à son père si je pouvais m’entraîner avec lui sur sa piste. Ensuite, nous avons commencé à nous entraîner ensemble et nous en sommes là !

Êtes-vous surpris de la façon dont le championnat cette année s’est déroulé ? Pendant la pré-saison, vous attendiez-vous à ce que Luthi soit votre principal challenger ?

« Non, j’attendais plus de personnes à la lutte pour le championnat cette année, comme au moins moi, Alex Marquez, Miguel Oliveira et Tom. Et aussi Lorenzo Baldassarri. Tout le monde s’attendait à Baldassarri mais pour une raison quelconque, il n’a pas fait une bonne première partie de championnat, alors il est un peu loin derrière maintenant.  

« Nous sommes deux : moi et Tom. Je suis dans un moment où je dois rester concentré et aller de l’avant. J’espérais que je pourrais arriver à ce stade du championnat et que je me battrai toujours. J’y suis et je vais continuer.

Est-ce un peu frustrant que vous ayez été tellement dominateur au championnat, remportant huit victoires, mais que Tom soit toujours si proche ?

« Non, ce n’est pas le cas. C’est comme ça. Je pense que j’ai montré que j’ai de la vitesse et que je peux gagner des courses. Tom a montré qu’il avait aussi de la vitesse en course et qu’il est constant, il est régulier. Je pense que c’est sympa.

« Nous avons deux philosophies complètement différentes de la course, mais nous sommes tous les deux sur le dessus. Ce sont deux pilotes, mais aussi deux états d’esprit, deux moments dans la vie, car il est aussi un peu plus vieux que moi. Aussi, deux manières de faire de la course, de se battre ensemble. Je pense que ce sera sympa.

Partagez-vous une bonne relation avec Tom?

« Oui, Tom Lüthi est quelqu’un de formidable. C’est un excellent pilote. J’avais l’habitude de l’encourager quand je regardais les courses, vous savez ? Je me souviens de ma première année quand je suis venu ici en Moto2, il a été vraiment très gentil avec moi. Je l’aime vraiment et je l’ai toujours aimé. Maintenant, c’est une bonne chose de se battre pour le championnat avec lui. Je me sens bien. »

Photos © Marc VDS Racing

Source : crash.net