Avec un Joan Mir sacré en Moto3 depuis l’Australie et un Franco Morbidelli couronné depuis ce dimanche matin en Malaisie du côté du Moto2, il ne restait plus qu’en MotoGP où la couronne suprême restait à jouer. 33 points séparaient Marc Marquez leader d’un Andrea Dovizioso vaillant challenger. Ce dernier avait triomphé sur ce tracé de Sepang l’an passé et s’élançait de la troisième position. Le second partait septième sur un circuit qui n’était pas son favori. Et juste avant de se mettre sur la grille de départ, une invitée de dernière minute s’imposait… la pluie !

Les pilotes avaient tourné tant sur le sec que sur le mouillé depuis le début de cet avant dernier rendez-vous du calendrier, et voilà ce que cela avait donné…

 

#MalaysianGP MotoGP™ 

2016

2017

FP1

2’01.210 Marc Marquez (Voir ici)

 2’00.671 Andrea Dovizioso (Voir ici)
FP2

2’08.872 Jack Miller (Voir ici)

 2’11.640 Andrea Dovizioso (Voir ici)
FP3

1’59.947 Maverick Vinales (Voir ici)

 1’59.947  Valentino Rossi (Voir ici)
FP4

2’11.713 Marc Marquez (Voir ici)

 2’00.438 Marc Marquez (Voir ici)
Qualification 1

2’11.591 Cal Crutchlow (Voir ici)

 2’00.138 Alex Rins (Voir ici)
Qualification 2

2’11.485 Andrea Dovizioso (Voir ici)

 1’59.212 Dani Pedrosa (Voir ici)
Warm Up

2’01.146 Maverick Vinales (Voir ici)

Course

Dovizioso, Rossi, Lorenzo (Voir ici)

Record

1’59.053 Dani Pedrosa 2015 (ancien revêtement)

 

Le revêtement à l’adhérence précaire devait faire les affaires de l’officiel Ducati et le désespoir de Pedrosa en pole position. Quant au troisième larron sur la première ligne de départ, Johann Zarco, les deux conditions lui plaisaient de toute façon…

Au moment de la mise en grille, l’averse stoppait laissant une piste difficile à décrypter puisque les tâches d’humidité n’apparaissaient pas en raison de la spécificité du bitume malaisien. Une opération de mise en position qui causait déjà des émotions à un Petrucci contraint de laisser sa Ducati sur le bord du chemin ! Petrux, spécialiste du bitume mouillé, partirait de la voie des stands d’une course déclarée “wet”.

Bref, avant même le moindre mètre de course, ça commençait fort ! Les pilotes partiraient en pneus pluie et certains prenaient des tendres arrières, dont les deux premiers sur la grille, Pedrosa et Zarco. Dovizioso jouerait les mediums. Le tout dans une ambiance où les écuries préparaient la seconde moto pour le sec en vue d’une joute en “flag to flag”. L’incertitude était à son comble !

Les fauves lâchés c’est un furieux Marquez qui entamait le virage en tête mais c’est Zarco qui en sortait leader devant Lorenzo, le Champion du Monde en titre, Pedrosa et Dovizioso. Rins menait le reste du peloton. Rossi était onzième et Vinales treizième.

Un tour plus tard, Dovizioso réglait le compte de Pedrosa et se plaçait derrière Marquez. Smith, sur la KTM, pointait sixième et les Yamaha officielles inquiétaient en ne pointant pas dans le top 10.

En 2’16.046, Marquez signait le meilleur chrono d’une course menait par Zarco en tête pour pratiquement 1.5 s sur Lorenzo. Dovizioso tentait de prendre l’avantage sur Marquez. Une manoeuvre un moment réussi avant de partir au large dans le dernier virage et laisser la porte ouverte à son rival qui reprenait sa place avec l’autorité qu’on lui connaît…

Zarco menait toujours sur une Yamaha 2016 qui enfonçait les versions 2017 d’Iwata puisque Rossi tentait d’entrer seulement dans le top 10 alors que Vinales était hors des points. Rins chutait au virage 1 alors qu’il était sixième. Baz tombait au virage 7.

La quatuor de tête comptait sept secondes d’avance sur le reste du peloton menait par Pedrosa après six tours de course. Ce dernier contenait notamment Redding et Pol Espargaro, heureux d’évoluer dans ces conditions précaires.

A 13 tours du terme, Lorenzo remontait Zarco en pneu tendre arrière alors que Dovizioso signait le tour le plus véloce. Il lâchait Marquez pour recoller au duo de tête. Au passage, Lorenzo aiderait-il son équipier ou jouerait-il sa propre carte pour un premier succès tant espéré sur la Ducati ?

Après huit tours de bataille, Lorenzo prenait les commandes des opérations. Chez Ducati, on pouvait commencer à se faire des cheveux blancs puisque Dovizioso passait aussi le Français sur la Yamaha Tech3. Marquez était un éloigné quatrième. Consigne ou pas consigne ? Esprit d’équipe ou chacun pour soi ?

Rins chutait une seconde fois et Lowes tombait pour le compte en attendant les réponses à ces questions essentielles pour la suite du championnat. A dix tours du but, Por Fuera continuait à mener un train d’enfer devant son équipier. En 2’13.226, il signait le meilleur temps en course. Allait-il offrir le titre à Marc Marquez sur sa Honda ?

Zarco et Marquez s’offraient chacun à leur tour quelques émotions avec des dérobades de leur machine respective. Petrucci, parti dernier, pointait, au passage, sixième derrière Pedrosa. Rossi était huitième et Vinales treizième sur des Yamaha 2017 en plein naufrage.

A six tours du drapeau à damiers, Lorenzo attaquait encore pour décrocher Dovizioso. Ce dernier haussait cependant le ton et à l’entame du seizième des vingt tours, il se portait en tête à la faveur d’un virage 15 réellement raté par son équipier.  DesmoDovi, à ce stade de la course, ne comptait plus que 21 points de retard au championnat sur Marquez. La finale de Valence était alors promise.

Dovizioso remportait sa sixième victoire de l’année devant Lorenzo, Zarco et Marquez. Pedrosa fermait le top 5. Les Yamaha officielles avaient de quoi s’inquiéter pour leur réputation et déjà la saison 2018…

#MalaysianGP MotoGP Course: Classement

 

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