Le Brésil a eu un important représentant en Championnat du Monde en la personne d’Alex Barros, qui a évolué dans toutes les catégories entre 1986 et 2007. Auteur de 32 podiums dont 7 victoires, presque toutes en catégorie reine, le Brésilien a fait rayonner son pays pendant vingt ans. Après son départ, cinq années sont passées avant que le jeune Eric Granado vienne prendre le relais. Malheureusement évincé du Mondial fin 2014, cela faisait trois saisons que le Brésil n’était plus représenté, mais cela change en 2018 !

Eric Granado fait, en effet, son grand retour dans le Championnat du Monde en intégrant l’équipe Forward en Moto2 aux côtés de Stefano Manzi.

Arrivé dans la catégorie en 2012, il était ensuite descendu en Moto3 les deux années suivantes. Ses trois saisons avaient été compliquées et il n’avait réussi à marquer des points que seulement deux fois, son meilleur résultat ayant été une neuvième place au Mugello en 2013.

Remercié fin 2014, il était retourné en CEV Moto2 pour se rebattre aux avant-postes. Un choix judicieux puisque dès sa première saison, en 2015, il terminait sixième du championnat, juste derrière Luca Marini, puis quatrième en 2016, avant de s’emparer du titre en 2017.

Fraîchement titré champion européen Moto2, il réintègre le Mondial en 2018, plus motivé que jamais.

Les tests de pré-saison ont cependant été compliqués puisqu’il a terminé 21ème, 27ème et 25ème. Mais le pilote brésilien ne se décourage pas, bien au contraire, comme il l’a déclaré : « Les tests hivernaux n’ont vraiment pas été simples, essentiellement à cause de la pluie qui ne nous a pas permis de terminer tout le travail que nous avions prévu. Nous progresserons donc certainement au Qatar, avec difficulté car nous sommes dans le Mondial et tous les pilotes sont très près les uns des autres, mais je vais me donner à 100%. Cet hiver a été le plus long de toute ma vie, tellement j’ai hâte de repartir en piste ! »

Fort de son expérience acquise en CEV, Eric Granado pourrait faire de belles choses cette année et faire de nouveau briller le Brésil. C’est, en tout cas, ce qu’on lui souhaite.