Les tests de Phillip Island ont moins mal commencé que ceux de Sepang pour un Jorge Lorenzo qui, cependant, est encore loin du compte avec sa Ducati. Après 61 tours, il termine sa première des trois journées prévues en Australie en onzième position avec un chrono de 1’30.631. Pas de quoi pavoiser d’autant plus qu’il a failli chuter. Mais le Majorquin est tout de même plus proche de son équipier Dovizioso à qui la partie n’a pas été plus simple.

Chez Ducati, la soirée sera sans doute studieuse dans un box où l’on décortiquera les données de cette entame d’essais à Phillip Island. La démonstration malaisienne est loin et il faut se replonger dans les réglages pour rendre efficace une GP17 à qui on a coupé les ailerons. Une castration dont on commence à voir les effets sur une piste exigeante, rapide, et souvent qui plus est balayée par les vents.

Bref des conditions qui ne sont pas idéales pour forger sa confiance dans la moto. Or c’est justement exactement ce dont a besoin Por Fuera : « c’était difficile car après deux semaines j’avais perdu mes repères avec la Ducati. On a essayé un nouveau pneu arrière mais ça ne m’a pas aidé. J’ai même failli chuter. Il nous faut travailler et évoluer dans plusieurs domaines. Je ne suis pas performant et il me faut mieux comprendre cette moto et en trouver les limites ».

Des sensations déjà entendues de la part d’autres pilotes qui ont fait le pari de la Ducati. Une chose est acquise : Jorge Lorenzo devra s’adapter à la Desmosedici alors que Gigi Dall’Igna avait laissé entendre l’an dernier qu’il saurait adapter la machine à sa nouvelle recrue. Oui, le quintuple titré devra changer de style. Freiner plus tard et ouvrir plus tôt les gaz. Tout l’opposé de sa culture.

D’ailleurs, il avoue encore au moment de faire le bilan de la journée australienne sur GPOne : « je dois rester concentré sur mes freinages, les virages rapides et même sur les accélérations. Je ne peux pas piloter la Ducati de façon naturelle. En Malaisie, j’ai dû attendre deux jours pour trouver la performance. Je devrais ici prendre moins de temps. Mon écart avec les meilleurs est moins grand qu’à Sepang ».

« Le point fort de la Ducati, c’est son moteur et sa vitesse. Malheureusement, le vent ne me fait pas bien sentir l’avant. Avec les ailerons, ce serait moins compliqué. Surtout lors des freinages. On travaille pour pallier cette absence. Nous avons une bonne marge de progression et j’essaie de comprendre ce qu’il faut faire pour y arriver ». On rappellera que c’est Pirro qui coache Lorenzo sur le bord de piste.

Pos   Pilote Team Chrono Écart Laps
1 MARQUEZ, Marc Repsol Honda Team 1:29.497 53 / 68
2 ROSSI, Valentino Movistar Yamaha MotoGP 1:29.683 0.186 76 / 77
3 P IANNONE, Andrea Team SUZUKI ECSTAR 1:29.926 0.429 68 / 70
4 P VIÑALES, Maverick Movistar Yamaha MotoGP 1:29.989 0.492 26 / 64
5 P CRUTCHLOW, Cal LCR Honda 1:30.065 0.568 61 / 61
6 P PETRUCCI, Danilo Octo Pramac Racing 1:30.262 0.765 87 / 87
7 P PEDROSA, Dani Repsol Honda Team 1:30.281 0.784 13 / 55
8 DOVIZIOSO, Andrea Ducati Team 1:30.410 0.913 16 / 64
9 MILLER, Jack Team EG 0,0 Marc VDS 1:30.426 0.929 80 / 82
10 P FOLGER, Jonas Monster Yamaha Tech 3 1:30.578 1.081 30 / 62
11 P LORENZO, Jorge Ducati Team 1:30.631 1.134 33 / 61
12 P BAUTISTA, Alvaro Pull&Bear Aspar Team 1:30.770 1.273 24 / 68
13 BARBERA, Hector Reale Esponsorama Racing 1:30.771 1.274 7 / 51
14 P ESPARGARO, Aleix Aprilia Racing Team Gresini 1:30.802 1.305 26 / 28
15 P ZARCO, Johann Monster Yamaha Tech 3 1:30.867 1.370 77 / 80
16 ABRAHAM, Karel Pull&Bear Aspar Team 1:31.179 1.682 17 / 61
17 ESPARGARO, Pol Red Bull KTM Factory Racing 1:31.200 1.703 54 / 59
18 P BAZ, Loris Reale Esponsorama Racing 1:31.249 1.752 56 / 60
19 P RINS, Alex Team SUZUKI ECSTAR 1:31.432 1.935 66 / 66
20 REDDING, Scott Octo Pramac Racing 1:31.755 2.258 33 / 59
21 LOWES, Sam Aprilia Racing Team Gresini 1:32.307 2.810 15 / 35
22 P SMITH, Bradley Red Bull KTM Factory Racing 1:32.690 3.193 43 / 57