Jusque-là, le tracé du Mugello n’avait pas trahi Jorge Lorenzo. Des qualifications sur la première ligne, des podiums et des victoires au guidon d’une Yamaha docile et performante. Mais cette année, il y a eu comme un malentendu qui s’est fait jour ce samedi. Des séances libres moins sereines puis des qualifications donnant une cinquième place sur la grille de départ. Sa pire performance depuis 2011 en Toscane.

Et aussi sa moins bonne position au départ depuis Assen l’an passé. Que s’est-il passé pour celui qui a tant impressionné il y a quinze jours au Mans, au point de prendre les commandes de la course au titre ? Pas grand-chose, mais à ce niveau de la compétition, cela a été suffisant : « d’abord nos adversaires ont bien progressé depuis vendredi » commente celui qui a remporté quatre victoires en cinq ans au Mugello. « Nous étions cinquième dès la FP3, à quatre dixièmes. Alors on a décidé de modifier les réglages pour rechercher plus de stabilité, car la moto était assez nerveuse. Mais la FP4 n’a pas apporté d’améliorations alors on est revenu en arrière ».

Des tergiversations qui ont coûté : « nous n’étions pas mal lors des qualifications mais pas aussi bien que les quatre premiers.  Me voilà donc sur la deuxième ligne. Nous tenterons de trouver quelque-chose lors du warm-up car je freine trop tôt ». Et effectivement, d’après les données Brembo, Por Fuera est derrière Viñales, Iannone, Marquez  et Rossi, catalogué comme le plus freine-tard du plateau du Mugello. Mais pas de panique : « notre rythme vaut mieux que notre position au départ. La course sera ouverte car nous sommes beaucoup  pouvoir prétendre la remporter. Ce sera intéressant ». Surtout avec un Iannone et un Viñales qui n’ont rien à perdre dans les parages.

Maintenant, on a aussi vu un Lorenzo rouler seul, tandis que Rossi et Viñales se sont accompagnés. Une conjoncture que le Doctor n’a pas déniée lors de sa conférence de presse, avouant clairement que l’aspiration de la Suzuki ne lui a pas été inutile. Ce qui est le jeu sur ce tracé. Qu’en pense le quintuple titré ? « Ma stratégie lors des qualifications est toujours de rouler seul le plus vite possible. D’autres sont plus inventifs. Entre Viñales et Rossi, c’est difficile de croire à une coïncidence lorsque cela arrive cinq ou six fois ». Voilà déjà un avant-goût de 2017…

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