La fin d’une saison en MotoGP est le moment propice pour tirer les bilans d’une année écoulée. C’est le boss de LCR Honda, Lucio Cecchinelo et son pilote Cal Crutchlow, qui travaillent main dans la main au sein du team LCR Honda, qui se sont prêtés à cet exercice.

Cela fait maintenant cinq ans que les deux hommes œuvrent pour la même cause : LCR Honda. Le Britannique âgé de 33 ans, s’est classé  8e, 7e, 9e, 7e et 9e au championnat lors de cinq dernière années. Il aura aussi décroché trois victoires, quatre deuxièmes places et sept troisièmes positions, un bilan positif pour son patron. Même si ce dernier explique qu’à plusieurs reprises, il espérait intégrer le top5, la régularité n’étant pas le fort de Crutchlow..Pour preuve cette saison, il a enregistré six résultats blancs en dix-neuf courses.

Néanmoins, Cal Crutchlow a terminé, cette saison, pour la deuxième fois consécutive, deuxième meilleur pilote Honda aux côtés de Marc Márquez. Un beau résultat pour celui qui, depuis un long moment, annonce qu’il pourrait faire valoir ses droits à pension à la fin de la saison 2020. En août 2018, il avait déjà évoqué que son actuel contrat de deux ans le liant avec le HRC pourrait être le dernier.

L’homme de Conventry garde toujours le cap, râleur certes, fort caractère mais toujours prêt à aller de l’avant : « il est évident que la moto peut être poussée à son max sur n’importe quel tracé, car Marc le montre. Il est facile de dire que je devrais copier Marc. C’est facile à dire qu’il n’y a qu’à piloter comme Marc pour que ça marche, mais ce n’est pas aussi simple. Je dois faire selon mon propre style. Mais ça ne marche pas toujours c’est vrai » explique Cal.

Cal Crutchlow a également critiqué le fait que la saison dernière, il n’avait plus la même vitesse de pointe sur un seul tour. Il a rarement réussi à obtenir une position de départ satisfaisante en qualifications. « Je ne peux pas simplement entrer dans la première courbe et me fixer pour objectif de simplement freiner un dixième de seconde plus tard. Cela ne fonctionne pas de cette façon, même si je le souhaite. Mon feeling avec la moto a laissé beaucoup à désirer cette année. J’avais une moto rapide. J’ai surtout perdu le temps au tour dans les virages. Marc était plus rapide. Je ne peux donc pas dire que j’ai perdu les dixièmes manquants à cause de la moto. Sur certaines pistes, je n’ai pas pu fixer les mêmes temps au tour que Marc Márquez. C’était possible sur certains tracés, mais pas sur beaucoup d’autres. Pas au Mugello et à Misano, mais au Qatar », a expliqué le vétéran du MotoGP.

Cal conclut : « Marc est évidemment meilleur que quiconque. C’est étrange que nous réussissions bien dans certaines courses et que nous soyons vraiment mauvais dans d’autres. La performance n’était pas constante. Si j’avais terminé cinquième à chaque fois, j’aurais terminé troisième du championnat. Mais ça ne marche pas, parfois je ne suis que douzième, troisième ou septième. Marc, quant à lui, est toujours premier ou deuxième. Marc est très bon pour conduire fort même s’il ne se sent pas bien. Il surmonte tous les problèmes et parvient toujours à être rapide. Je ne connais aucun autre pilote au monde qui pourrait faire ça.  »

« Cal est un gars très honnête », a déclaré Lucio Cecchinello. « Il dit toujours ce qu’il pense, que ce soit positif pour lui ou non. C’est une qualité de Cal. S’il a parfois dit cette saison qu’il n’avait plus la vitesse du passé sur un seul tour, alors les chutes et les blessures de ces dernières années ont peut-être joué un rôle. À l’époque, il conduisait de manière très agressive. Maintenant, il devient un peu plus précautionneux. Il pense de plus en plus à passer le drapeau à damier dans la meilleure position possible » conclut le boss de Cal.

 



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