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Claudio Domenicali

A force de travail et d’abnégation, tout a fini par sourire à Ducati qui a récolté les fruits de son labeur au terme d’une siaon 2022 qui restera dans les mémoires. Les triples couronnes tant en MotoGP qu’en WSBK ont été prises, ce qui veut tout simplement dire qu’on ne pouvait faire mieux puisque rien n’a été laissé à concurrence nulle part. mais il n’en a pas été toujours ainsi, on le sait. Et la cicatrice du temps passé qui démange encore est celle de la période Valentino Rossi dont l’échec a ébranlé jusqu’aux fondations de Ducati Corse. Le PDG de la marque Claudio Domenicali s’en souvient comme si c’était hier, ne minimisant pas les dégâts alors faits…

Tous les clignotants sont au vert chez les rouges mais il reste dans le parcours qui a mené jusqu’aux triomphes enregistrés cette saison des feux orange qui restent en fonction, à l’instar d’une signalisation d’une zone de danger à ne plus arpenter… C’est le cas lorsque l’on parle au patron Claudio Domenicali de celui qui aime la couleur jaune, soit Valentino Rossi. Contrarié par Yamaha, ce dernier est venu reproduire à Borgo Panigale ce qu’il avait fait subir à Honda en rejoignant les rangs d’Iwata. Mais on sait que ça ne s’est pas passé comme ça…

Claudio Domenicali

Claudio Domenicali : « des dégâts en termes d’image« 

De 2011 à 2012, les résultats ont été décevants et le PDG assure que ce n’est pas l’image du Doctor qui en a pâti, alors que Casey Stoner avait pourtant montré en 2007 que l’on pouvait devenir Champion du Monde avec une Ducati alors pensée par Filippo Preziosi. On lit ainsi de lui sur Todocircuito : « nous n’avons pas pu gérer Valentino et nous avons pris le coup » Et il explique : « quand vous prenez le pilote le plus célèbre d’Italie, avec 9 titres mondiaux, et que vous ne pouvez pas gagner, vous avez aussi des dégâts en termes d’image. Je suis devenu PDG en 2013, alors qu’il venait juste de sortir, et j’ai ramassé les morceaux. À ce moment-là, vous ne pouvez que vous remettre au travail pour recommencer ».

Ce qu’ils ont fait à Borgo Panigale, reconstruisant à partir des décombres, pour ainsi dire, un scénario qu’a aussi développé le directeur sportif Paolo Ciabatti. Un travail long et difficile, qui a fini par payer, et notamment à partir de l’embauche de Gigi Dall’Igna : « pendant deux ans, nous avons travaillé dur pour apporter des changements. Si vous ne faites pas de recherche de manière ordonnée mais que vous êtes en difficulté, vous perdez de la clarté » termine Domenicali sur ces années noires pour les rouges qui voient aujourd’hui la vie en rose, tout comme Vale car Pecco Bagnaia les a tous réconciliés. Il vient en effet de la VR46 Académie…

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