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Qui peut le plus peut le moins, et les casques homologués obligatoires en MotoGP  en 2026 sont et seront certainement plus sûrs pour nous sur la route, or, depuis le 1er janvier 2026, les pilotes MotoGP ont l’obligation d’utiliser des casques homologués FIM FRHPhe-02 : une nouvelle norme de sécurité, plus exigeante, correspondant à la Phase 2 du processus d’homologation FIM des casques pour la vitesse sur circuit, lancée il y a 3 ans.

Cette semaine, à la veille du Shakedown sur le circuit de Sepang en Malaisie, DORNA, IRTA, MSMA, ainsi que tous les pilotes MotoGP, Moto2 et Moto3, ont donc reçu un courrier de rappel veillant à ce chacun d’entre eux vérifie attentivement la liste des casques conformes à ces standards et officiellement homologués, et à prendre toutes les précautions nécessaires afin de ne pas se présenter au premier Grand Prix sans casques répondant à la nouvelle norme d’homologation FIM FRHPhe-02.

Vous trouverez ci-dessous la liste complète de ces casques homologués pour la saison de vitesse qui commence, et les plus attentifs d’entre vous remarqueront qu’il y manque par exemple Suomy, la marque de casque de Francesco Bagnaia !

Aïe !
Le pilote Ducati va-t-il devoir rester sur la touche en Malaisie, en attendant une prochaine homologation ?
Pire, en Thaïlande pour le premier Grand Prix de la saison 2026 ?

Non, car nous avons encore à l’esprit l’épisode d’Andrea Dovizioso début 2019 avec un casque « soit-disant » Alpinestars…
Et, effectivement, certaines marques se sont d’ores et déjà déclarées disposées à assister les pilotes dont les casques ne figurent pas sur cette liste.
Comprenez « à fournir des casques homologués à mettre sous les stickers de la marque non-homologuée du pilote ».
Les plus perspicaces pourront s’amuser à trouver la liste des pilotes concernée et les casques réellement utilisés sous les stickers…

En quoi la norme FIM FRHPhe-02 est-elle plus sûre ?

Pour répondre à cette question, ainsi que pour documenter tous ses programmes concernant la sécurité (barrières, panneaux de signalisation, peinture), la FIM a créé un site spécifique, mais en ce qui concerne les casques, sachez seulement que l’approche d’essai de la FIM évalue d’abord la réponse du casque à des impacts linéaires de très forte et de moyenne-faible sévérité, appliqués de manière aléatoire sur 9 à 13 zones parmi 22 emplacements prédéfinis, répartis sur toute la surface du casque.
Cette méthode vise à évaluer de façon homogène le niveau de protection contre les fractures du crâne et à caractériser les propriétés mécaniques de la garniture de protection (ou calotte interne absorbante).

De manière innovante, la procédure d’essai de la FIM est pionnière dans l’évaluation de la réponse du casque aux impacts obliques de sévérité moyenne, dans le but de mesurer le niveau de protection contre les lésions cérébrales générées par des accélérations rotationnelles critiques.
L’essai oblique constitue l’aspect le plus novateur et moderne des méthodes de test, car il reflète un scénario très fréquent dans les accidents réels, bien qu’il n’ait jamais été pris en compte jusqu’à présent dans les normes internationales.

Les coussinets de joues doivent intégrer un système de retrait rapide, identifié par une languette rouge.

En complément, un test de pénétration est inclus dans le protocole afin de vérifier la résistance de la coque aux impacts avec des objets tranchants ou pointus.

En savoir plus sur le sujet en téléchargeant le document officiel ici.

En résumé : L’essentiel de la Norme FIM FRHPhe-02

  • Impacts linéaires haute énergie testés sur 9 à 13 zones du casque

  • Essais obliques pour limiter les accélérations rotationnelles (traumatismes cérébraux)

  • Test de pénétration contre objets pointus

  • Jugulaire et mousses renforcées, coussinets à extraction rapide

  • Obligatoire dès 2026 (même en Off-Road)

👉 La norme casque la plus exigeante jamais imposée en compétition moto.

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