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L’intégration de Toprak Razgatlioglu en MotoGP s’annonce bien plus complexe que prévu. Arrivé chez Yamaha dans une phase technique délicate pour le constructeur japonais, le triple champion WorldSBK découvre à la fois une nouvelle moto, de nouveaux pneus et un environnement radicalement différent. Un défi immense que Fabio Quartararo observe de près, non sans empathie.

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Le « pire moment » pour rejoindre Yamaha

Dès les essais hivernaux, le pilote turc a reconnu ses difficultés à s’acclimater à la Yamaha de MotoGP, notamment au comportement des pneus Michelin et aux exigences de pilotage très spécifiques de la catégorie reine. Les tests successifs en Asie ont confirmé cette phase d’apprentissage laborieuse, où chaque séance ressemble davantage à une découverte qu’à une progression linéaire.

Face à cette situation, Quartararo, selon Motorspport s’est personnellement déplacé pour échanger avec Razgatlioglu dans son garage, conscient de la pression mentale qui accompagne une transition aussi brutale. Le Français n’a pas caché son ressenti en voyant son ancien rival du Superbike en difficulté :

« Mentalement, c’est dur pour lui. Il dominait presque toujours en Superbike et là, je l’ai vu vraiment désespéré. »

Au-delà du simple passage du WorldSBK au MotoGP, le contexte technique complique encore la tâche du Turc. Yamaha traverse une période charnière avec l’évolution de sa machine et des changements majeurs dans son approche technique, ce qui réduit les repères disponibles pour un rookie.

Quartararo estime que le timing de cette arrivée n’aurait pas pu être plus délicat :

« Il arrive dans la période la plus difficile pour Yamaha, avec une nouvelle moto à comprendre et un changement de pneus. »

Malgré tout, le champion du monde 2021 insiste sur le caractère normal de ces difficultés, rappelant que chaque pilote passé par le MotoGP a connu une phase d’adaptation parfois douloureuse.

Un soutien humain au-delà de la performance…

Touché par la détresse affichée par Razgatlioglu, le Français a surtout cherché à lui apporter un soutien moral. Il souligne qu’un simple échange peut peser dans une période de doute :

« Je lui ai dit que c’était normal d’être dans cette situation quand on arrive. Il a juste besoin de temps pour se sentir plus rapide et plus à l’aise. »

Quartararo confie d’ailleurs qu’un tel accompagnement lui aurait été précieux lors de ses propres débuts en MotoGP :

« J’aurais aimé recevoir ce genre de soutien quand j’ai eu des difficultés lors de ma première année. Quelques mots peuvent vraiment aider. »

Au final, l’arrivée de Toprak Razgatlioglu en MotoGP s’apparente à un baptême du feu dans les conditions les plus difficiles possibles. Entre une Yamaha en pleine reconstruction et une adaptation totale à la catégorie, le Turc affronte bien plus qu’un simple défi de performance : une véritable épreuve mentale.

Soutenu par Fabio Quartararo, il traverse une phase normale mais brutale pour un rookie venu d’un autre championnat. La suite dépendra désormais d’un facteur clé : sa capacité à transformer cette période de doute en apprentissage rapide. Car s’il trouve ses repères, son potentiel peut encore s’exprimer ; sinon, cette première saison pourrait devenir l’un des tests les plus exigeants de sa carrière.

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