Le Tourist Trophy 2026 s’est achevé il y a quelques jours à peine. C’est l’occasion de rappeler la grandeur de cette course, et surtout, de raconter une histoire folle qui concerne Mike « The Bike » Hailwood. En effet, on connaît le Britannique pour ses succès en mondial, mais également pour ses prouesses sur l’île de Man. Voici un petit résumé de ses exploits sur la montage.
L’Anglais, issu d’une famille aisée, est rapidement attiré par les courses sur route. C’est d’ailleurs au Tourist Trophy qu’il découvre cette passion pour la compétition et l’adrénaline.

Ici à Assen en 1967. Photo : ANEFO
Après une saison rookie 1958 modeste, Mike passe la démultipliée. En 125cc, il remporte sa première course en carrière lors du Grand Prix d’Ulster, démontrant toute sa maîtrise sur route. La montagne ne peut lui résister longtemps. L’enfant de Great Milton triomphe lors de l’édition 1961, comptabilisant trois victoires (125cc, 250cc et 500cc) sur le même week-end, du jamais vu. Pour rappel, le record historique de Ian Hutchinson (cinq en une édition) n’arrivera qu’en 2010. À peine croyable.
Les années suivantes sont synonymes de domination, au TT ou pas d’ailleurs. Chaque fois que « Mike the bike » enfourche sa MV Agutsa, ça fait mouche. En 1964 et 1965, il gagne 100% des courses auxquelles il participe en catégorie reine. Le changement de constructeur pour Honda n’y fait rien, ou presque.
Certes, il est déchu du titre 500cc mais s’adjuge la 250cc et la 350cc en 1966, dont deux victoires supplémentaires sur la Snaefell Mountain Course. Le nouveau pilote montant – un certain Giacomo Agostini – pense pouvoir le détrôner. Et c’est chose faite.
Mais le TT, c’est son terrain de jeu. En 1967, Hailwood rend l’une de ses plus belles copies. La bagarre à distance fait rage avec l’Italien. Rappelons qu’il y possède 12 victoires, un chiffre absolument énorme. Certes, la RC181 est moins bonne que son homologue transalpine. Accusant du retard en début d’épreuve, il remonte ensuite comme une balle à la poursuite de son rival de toujours, bouclant un tour à 175 km/h de moyenne. Pour information, le record ne sera battu qu’en 1975.
Sous pression, « Ago » doit de se surpasser. La légende casse sa chaîne, résultant en l’une des plus grandes victoires de l’histoire, bien que Giacomo remporte le championnat du monde. Cette année 1967 est aussi la dernière d’Hailwood en Grands Prix. Une retraite prématurée qui laisse du temps à d’autres passions. En F1, en F5000 ou aux 24 Heures du Mans auto, le Britannique s’amuse. Mais il lui manque quelque chose. Une dernière danse. En 1977, il s’estime apte à reprendre le guidon d’une moto de course. Son choix se porte sur Ducati, juste pour se refaire la main.

Je suis curieux de savoir où vous placez Mike Hailwood dans votre top 10. Dites-le moi en commentaires !
Les 900SS sont bonnes, mais pas au niveau des Japonaises. Au fil des semaines, le jovial anglais se questionne. Est-ce raisonnable de retourner au TT ? Une toute dernière fois ? Vous connaissez déjà la réponse.
En 1978, il rentre en contact avec un magasin Ducati de Manchester pour qu’il lui prépare une bête de course. L’usine s’en mêle afin d’apporter un peu de soutien, pour qu’il soit dit. Les spectateurs sont nombreux, venus assister à ce qu’ils pensent être la simple procession d’un vieux champion à la retraite.
À 38 ans passés, Mike n’a rien à jouer. Pourtant, les premières impressions sont fracassantes. Hailwood caracole en tête, devant le grand favori Phil Read. Le public est sous le choc. Pendant la course, la légende casse le chrono à 177 km/h de moyenne, nouveau record. Les machines japonaises, alors supérieures, n’espèrent même pas tenir un tel rythme.
Deux minutes d’avance, c’est le tarif. Hailwood compile 14 victoires au TT en carrière, un chiffre exceptionnel, qui peut même être considéré comme plus impressionnant que les 26 de Joey Dunlop en un sens. « Mike the bike », ce sont les Grands Prix, les monoplaces, les prototypes, mais aussi et surtout le Tourist Trophy.
Connaissiez-vous l’histoire de l’ultime participation de Mike Hailwood au Tourist Trophy ? Dites-le-moi en commentaires !

Quand j’étais petit, mon père me parlait souvent du TT 1978 de Hailwood et de la Ducati 900SS. Je comprends pourquoi.
Photo de couverture : Ducati






























