Invité sur le plateau de DAZN à l’occasion du Grand Prix de Catalogne de Formule 1, Marc Marquez est arrivé avec le sourire retrouvé de celui qui vient enfin de voir la lumière au bout du tunnel. Sa victoire en Hongrie, la première en Grand Prix depuis Misano l’an dernier, a changé l’atmosphère autour de lui.
« Nous progressons. Évidemment, la victoire du week-end dernier nous a fait très plaisir, elle nous a donné un véritable coup de pouce. Après avoir débuté la saison avec des blessures, sans savoir ce qui allait se passer, cette bonne nouvelle nous motive à continuer, à persévérer, à aller de l’avant » a-t-il commenté.
Mais au-delà du MotoGP, c’est surtout ce que Marquez a raconté sur la Formule 1 qui a retenu l’attention. Car lorsqu’on lui demande quel pilote il admire le plus aujourd’hui, l’Espagnol ne choisit ni un compatriote ni un ami. Il choisit Max Verstappen.
« J’adorerais citer Fernando Alonso, mais il est évident que tout ce qu’il a apporté à la Formule 1 en Espagne est incroyable. J’ai également partagé de nombreux moments avec Carlos Sainz ; il ne manque certainement pas de talent. »
Puis vient la phrase qui résume sa pensée. « Celui que j’admire pour sa ténacité, pour ce qu’il apporte à la piste, c’est Max Verstappen. » Et Marquez insiste. « Pour moi, c’est une bête. » Le choix n’a rien d’anodin.
Depuis toujours, Marquez a davantage admiré les compétiteurs que les célébrités. Ceux qui imposent leur volonté au sport. Ceux qui repoussent les limites. Ceux qui acceptent de porter la pression que les autres fuient.
Marc Marquez : « La dernière chose qu’il faut perdre, c’est la confiance »
D’une certaine manière, le portrait qu’il dresse de Verstappen ressemble beaucoup à son propre reflet. Quelques minutes auparavant, il expliquait d’ailleurs pourquoi la pression ne constitue pas un problème pour les champions.
« Souvent, on se met même trop de pression, mais c’est le meilleur moyen de donner le meilleur de soi-même. D’un autre côté, on travaille mieux sous pression, et tout cela fait partie de notre ADN. »
Une phrase qui pourrait parfaitement s’appliquer au pilote Red Bull. Mais la visite de Marquez à Barcelone ne s’est pas limitée à la Formule 1. L’Espagnol a également montré qu’il gardait un œil attentif sur le football et sur les ambitions de la sélection nationale. « La dernière chose qu’il faut perdre, c’est la confiance. »
Là encore, difficile de ne pas y voir un parallèle avec sa propre situation. Après des mois de blessures, d’opérations et d’incertitudes, c’est précisément cette confiance qui lui a permis de revenir.
Et lorsqu’il évoque les chances espagnoles dans la compétition mondiale de foot, son discours reste fidèle à sa philosophie. « Soyons réalistes : l’Espagne a une équipe capable de rivaliser avec les meilleures du monde. »
Optimiste, mais lucide. Comme toujours. Au fond, cette apparition dans le paddock de la Formule 1 révèle peut-être quelque chose d’intéressant sur le Marc Marquez version 2026. À une époque où beaucoup de champions parlent uniquement de leurs performances, lui regarde ailleurs.
Il observe Verstappen. Il suit Alonso. Il s’intéresse au football. Il échange avec son frère en convalescence. Comme s’il cherchait à replacer sa propre carrière dans quelque chose de plus vaste que le simple résultat du week-end.
Et peut-être est-ce précisément ce recul qui lui permet aujourd’hui de revenir au sommet. Car lorsqu’un champion admire un autre champion, il ne regarde jamais uniquement ce qu’il gagne. Il regarde surtout comment il gagne. Et manifestement, Marc Marquez se reconnaît dans la façon dont Max Verstappen refuse, lui aussi, de céder un seul centimètre à ses adversaires.































