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Ezpeleta

Le paddock bouillonne. Selon la presse espagnole, Carmelo Ezpeleta aurait reçu la plainte d’un directeur d’équipe MotoGP particulièrement remonté… après avoir perdu l’un de ses pilotes vedettes avant même le début de la saison 2026. Et ce n’est pas un simple état d’âme.

D’après El Periodico, l’un des managers les plus influents du plateau aurait lancé à Ezpeleta :

« Je vais payer mon pilote vedette trois millions d’euros, et tout au long de la saison, il pensera à sa prochaine moto, pas à la mienne. »

Phrase explosive. Le salaire évoqué – environ 3 millions d’euros – correspondrait aux montants supposés de Pedro Acosta ou de Jorge Martin. Or le marché 2027 a déjà pris forme avant même que 2026 ne commence réellement.

On parle d’Acosta chez Ducati, de Francesco Bagnaia chez Aprilia, de Martin chez Yamaha, succédant à Fabio Quartararo parti chez Honda. Et Alex Marquez serait pressenti chez KTM. Une valse accélérée… mais toujours officieuse.

Pourquoi rien n’est officialisé ? Parce que les équipes n’ont pas encore renouvelé leur accord commercial avec Dorna Sports (désormais MotoGP Sports Entertainment) pour la période 2027-2031.

Carmelo Ezpeleta

La réponse d’Ezpeleta : « Je vous avais prévenus« 

Une nouvelle réunion s’est tenue en Thaïlande. Peu de progrès. Ezpeleta, selon les sources, serait exaspéré par les exigences des constructeurs.

Il aurait rappelé qu’il avait proposé, il y a déjà quelque temps, l’instauration d’un mercato hivernal structuré pour éviter ce chaos permanent. Les fabricants auraient refusé. Aujourd’hui, ils en paient le prix.

La question est simple : comment exiger un engagement total d’un pilote qui sait déjà qu’il partira ? Le risque est stratégique. Un pilote sur le départ peut : protéger son physique pour son futur employeur, éviter de prendre des risques garder certaines informations techniques pour lui ou, pire, travailler mentalement pour 2027 plutôt que pour 2026.

Certains observateurs, comme Neil Hodgson, prédisent déjà que Quartararo pourrait être l’une des grandes déceptions si sa relation avec Yamaha continue de se détériorer.

Pendant que d’autres sont pris dans des jeux contractuels, Marc Marquez s’apprête à prolonger chez Ducati.

Conséquence directe : il pourra participer pleinement au développement 2027. Les pilotes sur le départ, eux, seront probablement écartés des essais sensibles. Les équipes ne voudront pas qu’ils accèdent aux données stratégiques de la future génération technique.

Avec l’ampleur des changements réglementaires à venir, cet accès anticipé au développement constitue un avantage colossal. Et Marquez, déjà favori sportif, pourrait bénéficier d’un avantage structurel supplémentaire.

Ce qui se joue ici dépasse un simple transfert. Le MotoGP entre dans une ère où les contrats se négocient deux ans à l’avance, les équipes paient des pilotes déjà mentalement ailleurs, les constructeurs bloquent des réformes qu’ils réclament ensuite et la gouvernance se retrouve sous pression.

La plainte anonyme adressée à Ezpeleta n’est peut-être que la première fissure visible d’un système devenu trop instable. Une chose est certaine : la saison 2026 n’a pas encore commencé… mais politiquement, elle est déjà sous haute tension.

Carmelo Ezpeleta

 

 

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