Après une ouverture plus qu’intéressante en Thaïlande, le championnat MotoGP met le cap vers l’ouest pour un retour très attendu au Brésil, avec Pedro Acosta (Red Bull KTM Factory Racing) comme leader inédit du classement général : qui l’eût réellement cru avant le premier Grand Prix ?
Après les longs mois d’attente de l’inter-saison un long hiver d’attente durant lesquels, malgré sa convalescence Marc Márquez (Ducati Lenovo Team) a fait figure d’épouvantail, la manche d’ouverture en Thaïlande n’a certainement pas déçu, avec deux affrontements spectaculaires pour lancer la saison 2026 !
Et, effectivement, le nonuple champion du monde espagnol a bien été comme on l’attendait au rendez-vous de Buriram, mais le sort en a finalement décidé autrement, lui arrachant une victoire au Sprint sur le tapis vert et lui mettant un bâton dans le magnésium ramolli de sa roue arrière durant le Grand Prix. Bilan, seulement 9 points inscrits en Thaïlande et une soif de revanche à la hauteur de la déception…
Face à un Marco Bezzecchi (Aprilia Racing) incontestablement le plus rapide sur le tracé thaïlandais, mais parfois trop pressé, c’est donc finalement Pedro Acosta qui a su le mieux tirer son épingle du jeu de ce premier chapitre, remportant une victoire au sprint, certes controversée pour certains, après un duel musclé carénage contre carénage contre le #93, puis terminant 2e du Grand Prix.
À la 3e place du championnat, on
trouve un inattendu Raul Fernandez (Trackhouse MotoGP
Team), qui explique sa performance davantage
par son intersaison que par son Aprilia RS-GP 2026.
Deux autres pilotes Aprilia, Jorge Martin (Aprilia Racing) 4e et
Ai Ogura (Trackhouse MotoGP Team)
5e, semblent toutefois infirmer cette conviction et, au contraire,
affichent clairement le niveau de performance de la belle de Noale,
visiblement plus élevé que celui de l’hégémonique machine de ces
dernières années, la Ducati, rentrée la tête basse de Thaïlande
après être montée 88 fois consécutives sur le podium.
Aprilia a quitté Buriram avec quatre motos classées de la 2e à la
5e place du championnat.
À voir si cela se confirme au Brésil ou s’il ne s’agissait que d’un
feu de paille, feu de paille qui dure quand même depuis trois
Grands Prix…
6e, Brad
Binder (Red Bull KTM Factory Racing) a signé un
week-end à son image, solide, en terminant deux fois dans le top 7,
mais loin de la lumière étincelante illuminant son coéquipier.
Avec les pilotes Red Bull KTM Tech3 aux oubliettes, alors que
Maverick
Viñales était pourtant prometteur lors des tests de
Sepang, il est donc difficile de savoir si la RC16 a vraiment
progressé, ou si seul le talent de son chef de file, toujours en
quête de sa première victoire en Grand Prix, a fait la
différence…
Là encore, le Brésil apportera
sa réponse, une réponse très attendue également à Borgo Panigale,
dont la première machine apparaît à la 7e position, aux mains de
Fabio Di Giannantonio (Pertamina Enduro
VR46).
Le Romain a joué un peu de malchance en Thaïlande, mais devra se
méfier à Goiânia de son coéquipier aux racines
brésiliennes, qui a montré une belle vitesse sur sa GP25 lors de la
manche d’ouverture.
Le vrai local de l’étape se nomme toutefois Diogo Moreira (Pro Honda LCR) : le rookie MotoGP arrive chez lui après un premier week-end très solide et des points marqués dès sa première course. Avec un circuit inconnu pour tous, il pourrait bien profiter du soutien du public pour aller chercher d’autres points d’autant plus importants qu’il ne figure qu’à 2 unités de son coéquipier, Johann Zarco (Castrol Honda LCR) !
Les progrès des Honda sont un autre centre d’intérêt, car hormis la malchance ayant frappé Joan Mir (Honda HRC Castrol) durant le Grand Prix, les résultats ne semblent pas avoir réellement progressé de façon spectaculaire depuis la fin d’année dernière. Le constructeur japonais ayant grimpé d’un rang vis-à-vis des concessions, il serait de bon goût que la RC213V soit davantage performante, avant de laisser place à la RC214V en 2027…
Quant à Yamaha, ce sont pour
le moment toujours des moments difficiles, avec les temps de
courses de Fabio
Quartararo (Monster Energy Yamaha MotoGP Team), la
référence du constructeur d’Iwata, 4 secondes plus lents en 2026
qu’en 2025.
Alex
Rins (Monster Energy Yamaha MotoGP Team), Jack Miller (Prima Pramac Yamaha)
et le rookie Toprak Razgatlioglu (Prima Pramac Yamaha) ont
fait de leur mieux, mais développer une toute nouvelle YZR-M1 à
moteur V4 ne se fait pas en un rien de temps, surtout quand la
concurrence est au sommet et se bat à coups de millièmes de
seconde.
Yamaha mange donc son pain noir, et vise avant tout 2027…
Entre ses faits de courses et
des tendances qui se dessinent à peine, le premier opus en
Thaïlande a engendré bien plus de questions que de réponses.
Avec sa devise « ordre et progrès », le Grand
Prix MotoGP du Brésil sur l’Autódromo Internacional de Goiânia
– Ayrton Senna, devrait au moins partiellement combler
cette lacune, même si les 22 pilotes (Fermin Aldeguer est de retour) vont
y découvrir un circuit totalement nouveau pour chacun d’entre
eux.

Êtes-vous prêts à avoir des frissons dans la chaleur brésilienne ?

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