Ducati vient de teaser la moto italienne la plus bestiale de l’histoire. Une MotoGP homologuée pour la route, développant 250 ch, réservée à une poignée d’élus. Ducati pousse sa philosophie Superleggera à l’extrême avec une moto de 173 kg et jusqu’à 247 ch, pulvérisant tous les records en matière de rapport poids/puissance.
Il y a des motos nées pour être vendues… Et d’autres qui sont simplement conçues pour démontrer jusqu’où une marque peut aller lorsqu’elle élimine toute restriction.
La Ducati Superleggera V4 Centenario appartient clairement à ce deuxième groupe : une pièce d’ingénierie extrême avec laquelle les gens de Borgo Panigale célèbrent leur centenaire en repoussant les limites du concept de moto homologuée pour la route.
C’est la Ducati la plus radicale jamais homologuée. C’est en 2013 que cette saga a inauguré une nouvelle façon d’appréhender les motos radicales : des MotoGP pratiquement homologuées pour la route. Et en 2026, le concept est toujours d’actualité, mais porté à un niveau supérieur.
Comment ? En réduisant le poids de manière obsessionnelle, en optimisant la puissance au maximum et en appliquant directement des solutions issues du Championnat du Monde MotoGP, sans se soucier du coût. Le résultat : une moto produite à seulement 500 exemplaires (plus 100 en version Tricolore) qui est non seulement plus exclusive, mais aussi plus radicale que toutes les Ducati précédentes.

Le tour de force de Ducati : un rapport Poids/Puissance hors norme
Commençons donc par le moteur : le V4 revisité, désormais de 1 103 cc, développe 228 ch sur route et 247 ch avec le kit piste inclus. C’est une bête de course à tous les niveaux.
S’il est un élément qui définit la Superleggera, c’est bien l’utilisation massive de la fibre de carbone, non pas comme simple ornement, mais comme fondement même de la moto. Le cadre avant, le sous-cadre, le bras oscillant et même les roues sont fabriqués dans ce matériau, selon des procédés typiques de l’industrie aérospatiale.
Par rapport aux générations précédentes, cette moto introduit une innovation majeure : son niveau d’intégration. Par exemple, le cadre arrière est désormais monobloc et le bras oscillant conserve la rigidité de l’aluminium tout en réduisant son poids.
En ce qui concerne le châssis, les Italiens ont décidé d’utiliser une fourche Öhlins avec des tubes en carbone, directement dérivée du MotoGP, tandis que pour l’avant, ils utilisent, pour la première fois dans l’histoire d’une moto de route, des disques de frein en carbone-céramique homologués, développés en collaboration avec Brembo avec des étriers GP4 HY.
Tout cela a une conséquence directe : 173 kg en ordre de marche. Ce poids tombe à 167 kg avec le kit piste. Pour mettre les choses en perspective : ces chiffres sont dangereusement proches de ceux de motos de cylindrée bien inférieure, avec un rapport poids/puissance similaire à celui d’une MotoGP.
Seuls 500 exemplaires de cette moto seront produits, auxquels s’ajouteront 100 versions Tricolores. Son prix, avoisinant les 150 000 €, reflète cette philosophie. Ce n’est ni logique, ni pratique, ni rationnel… C’est une MotoGP homologuée pour la route.
Avec la Centenario Ducati veut réaffirmer une supériorité technologique intouchable. C’est une moto « irrationnelle », mais c’est précisément ce qui la rend historique. Elle marque la fin d’une ère avant le passage définitif aux carburants de synthèse ou à l’hybridation.








































