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Hadjar

Au terme d’une première journée d’essais globalement constructive à Suzuka, Isack Hadjar a livré une analyse posée, fidèle à son approche méthodique. Sur un circuit aussi exigeant que celui du Japon, le pilote Red Bull Racing a ressenti des progrès tangibles dans le comportement de sa monoplace, sans pour autant céder à l’optimisme.

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Hadjar : un point faible encore identifié

Sur le plan comptable, la journée reste toutefois en demi-teinte. Hadjar a conclu la deuxième séance d’essais libres autour de la 15e place, tandis que son coéquipier Max Verstappen a terminé 10e. Un écart encore mesuré, mais révélateur du travail qu’il reste à accomplir pour jouer aux avant-postes.

Dès les premiers relais, les sensations se sont améliorées, notamment dans les enchaînements rapides du premier secteur, véritable signature de Suzuka :

« La voiture est plus stable à haute vitesse, surtout dans les S. On sent qu’on a franchi un cap en termes d’équilibre. »

Mais à Suzuka, la stabilité ne suffit pas. L’engagement doit être total, et la moindre hésitation se paie immédiatement :

« Si tu n’es pas totalement en confiance à l’entrée des virages rapides, tu perds du temps sur toute la séquence. On s’en rapproche, mais ce n’est pas encore parfait. »

Si le rythme sur un tour semble encourageant, la gestion des longs relais reste plus problématique. Hadjar l’a reconnu sans détour :

« Sur les longs runs, on manque encore de constance. Le rythme chute un peu trop vite, et ça devient compliqué de rester régulier. »

Dans une saison 2026 particulièrement serrée, cette irrégularité peut coûter cher, surtout face à une concurrence très dense.

Une progression à confirmer

Malgré ces limites, la dynamique reste positive. Hadjar s’inscrit dans une progression constante, avec des ajustements qui commencent à porter leurs fruits :

« On avance dans la bonne direction. Si on met tout bout à bout, il y a moyen de viser quelque chose de solide. »

Un discours lucide, à l’image d’un week-end encore en construction, où chaque détail comptera pour transformer les progrès en résultat concret.

À Suzuka, Isack Hadjar avance sans bruit mais avec méthode. Derrière un classement encore discret, les progrès sont réels et surtout visibles dans les zones les plus exigeantes du circuit. Reste désormais à transformer ces signaux positifs en performance concrète sur la durée, là où tout se joue réellement le dimanche.

Car en 2026, avec une hiérarchie aussi serrée, chaque détail compte. Et chez Red Bull Racing, l’exigence ne laisse aucune place à l’approximation : il faudra convertir ce potentiel en résultats, sous peine de rester coincé dans le ventre mou. Suzuka pourrait bien être un tournant. À condition, cette fois, de tout assembler.

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