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Jack Miller Yamaha

Si l’on en croit les mouvements en coulisses, Yamaha Motor Company pourrait bien frapper fort en 2027. Sur le papier, le projet est séduisant : Toprak Razgatlioglu promu en équipe officielle, Jorge Martin recruté pour mener le projet, Jack Miller conservé pour encadrer… et le jeune Izan Guevara lancé chez Pramac. Un quatuor alléchant. Une reconstruction ambitieuse. Mais peut-être aussi… une stratégie plus fragile qu’elle n’y paraît.

Le contexte est exceptionnel : 19 des 22 pilotes MotoGP sont arrivés en fin de contrat. Une rare opportunité pour redistribuer totalement les cartes.

Chez Yamaha, trois dossiers majeurs étaient ouverts : Fabio Quartararo, Alex Rins, Jack Miller.  Mais la situation a rapidement basculé.

Quartararo est annoncé du côté de Honda pour 2027. Rins semble condamné à quitter le projet. Et Yamaha a réagi vite en sécurisant Martin pour deux saisons. Résultat, Yamaha ne reconstruit pas progressivement mais tente un reset total.

L’idée est claire : Martin comme leader immédiat, Razgatlioglu en tant que pari explosif, Miller adoubé comme pilier technique et Guevara symbole d’une projection future.

Sur le papier, c’est presque idéal. Razgatlioglu, déjà sous contrat au-delà de 2026, est perçu comme l’arme imprévisible capable de bousculer la hiérarchie. Guevara, lui, est présenté comme un futur crack, au point que Gino Borsoi n’hésitait pas à dire sur Marca :

« Je pense qu’il est assez similaire à Valentino Rossi… On dirait une copie conforme de Valentino. ».

Avant d’ajouter, avec une franchise rare : « il ne travaille pas autant qu’il le devrait, c’est un fait, mais son talent compense largement. » Un compliment… qui sonne aussi comme un avertissement. Actuellement deuxième du championnat Moto2, Guevara est donc comparé par Gino Borsoi à un jeune Valentino Rossi. Son talent naturel, son attitude décontractée et ses essais « concluants » sur la M1 à Valence en font le candidat idéal pour 2027.

Toprak MotoGP

Le cœur du projet Yamaha : vitesse, talent… et pari

Cette équipe repose sur un élément encore instable : le développement du moteur V4 Yamaha et le passage aux 850 cc en 2027. Et dans ce contexte, le rôle de Miller devient central. Non pas pour ses résultats. Mais pour ce qu’il apporte en interne : développement moteur, retour technique et accompagnement des nouveaux profils. Il est le seul élément stable dans un projet qui ne l’est pas encore.

Sur le papier, l’association Martin–Razgatlioglu intrigue autant qu’elle séduit. Mais elle pose une vraie question : qui sera le leader réel ? Martin arrive comme référence MotoGP, Razgatlioglu arrive avec un statut de star… mais sans expérience complète en catégorie reine. Et dans ce genre de duo, l’équilibre est rarement naturel.

Chez Pramac, le duo Miller–Guevara pourrait sembler plus stable. Miller encadre, développe, transmet. Guevara apprend, s’adapte, projette. Mais là encore, la réalité est plus complexe.

Le passage de Moto2 au MotoGP en 2027 — avec une nouvelle réglementation — pourrait être particulièrement brutal.

Et malgré ses résultats solides (victoire à Valence, podiums en 2026, deuxième du championnat), Guevara reste un pari. Un pari que Yamaha semble prêt à accélérer.

Sur le papier, Yamaha coche toutes les cases : talent, jeunesse, expérience, potentiel. Mais en réalité, le projet repose sur une série d’équilibres encore instables : un moteur en développement, deux leaders potentiels, un rookie propulsé rapidement et un pilier technique indispensable.

Ce n’est donc pas seulement une équipe qui se dessine. C’est une prise de risque assumée.

Yamaha semble avoir trouvé un équilibre entre le « tout pour la gagne » (Martín/Toprak) et la préparation du futur (Guevara/Miller). Pensez-vous que ce quatuor soit suffisant pour que Yamaha redevienne une force qui compte en MotoGP dès 2027 ?

Yamaha

 

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