Face aux énormes inquiétudes autour des groupes propulseurs 2026, les écuries accepteraient sur proposition de la FIA, de réduire certaines courses afin d’éviter une crise technique plus profonde. Entre consommation excessive, batteries jugées problématiques et menace de départ de Max Verstappen, la Formule 1 commence déjà à revoir ses nouvelles règles.

La FIA ferait le choix de réduire la durée de certains grands prix
À peine introduite, la révolution technique 2026 de la Formule 1 pourrait déjà subir d’importants changements.
Selon plusieurs discussions tenues récemment entre la Fédération Internationale de l’Automobile, la F1 et les directeurs d’équipes à Montréal, un consensus commence à émerger autour d’une solution jusque-là presque impensable : raccourcir certains Grands Prix dès 2027.
L’objectif ? Limiter les conséquences des nouveaux groupes propulseurs, qui continuent d’inquiéter une grande partie du paddock malgré seulement quelques mois d’exploitation.
Depuis le début de saison, les critiques s’accumulent concernant la répartition actuelle de puissance entre moteur thermique et énergie électrique, fixée à 50/50 avec la réglementation 2026. Beaucoup d’équipes estiment désormais que cette philosophie crée plus de problèmes qu’elle n’en résout.
Les pilotes eux-mêmes commencent à perdre patience.
Max Verstappen figure notamment parmi les plus gros opposants à ces nouvelles règles. Le quadruple champion du monde aurait même sérieusement envisagé un départ anticipé de la F1 à cause de ces changements techniques jugés artificiels et frustrants.
Face à cette pression grandissante, la FIA envisagerait déjà un retour vers une répartition plus classique de la puissance, proche d’un ratio 60/40 en faveur du moteur thermique.
Mais ce changement provoquerait immédiatement un autre problème majeur : la consommation de carburant.
Avec davantage de puissance issue du moteur thermique, les monoplaces auraient besoin de réservoirs plus volumineux. Or, les équipes refusent quasiment toutes de redessiner entièrement leurs châssis seulement un an après le début du nouveau cycle réglementaire, notamment à cause du plafond budgétaire.
Résultat : la FIA explore désormais une solution beaucoup plus pragmatique.
Sur certains circuits particulièrement exigeants en consommation, les courses pourraient simplement être raccourcies d’un ou deux tours afin de rester dans les limites techniques actuelles.
Autre mesure envisagée : limiter à un seul tour la procédure entre les stands et la grille avant le départ afin d’économiser encore davantage de carburant.
Le directeur de Racing Bulls, Alan Permane, a confirmé que plusieurs patrons d’équipes soutenaient déjà cette idée.
Selon lui, les écuries sont prêtes à accepter des courses légèrement plus courtes si cela permet d’éviter des dépenses massives liées à la conception de nouveaux châssis et de réservoirs plus grands.
Pour la FIA, l’objectif reste de préserver l’esprit des Grands Prix tout en empêchant les nouvelles règles 2026 de devenir un désastre technique et financier.
Car derrière les discussions sur quelques tours supprimés se cache surtout une réalité beaucoup plus inquiétante : la F1 tente déjà de corriger en urgence une réglementation qui semblait mal née avant même d’avoir réellement commencé.





























