Pecco Bagnaia vit un véritable calvaire ce week-end au Japon. Éliminé dès la Q1 avec le treizième temps des qualifications, le pilote a ensuite été contraint d’abandonner lors de la course Sprint de ce samedi après-midi, victime d’un manque d’accroche chronique qui a totalement détruit son pneu arrière en seulement quelques tours.
Des qualifications manquées pour Pecco Bagnaia au Japon
Déjà en grande difficulté la veille, le champion en titre n’est pas parvenu à inverser la tendance lors de la séance qualificative. Malgré un léger mieux aperçu durant la matinée, le manque de stabilité sur les phases d’appui l’a empêché de décrocher son ticket pour la Q2 : « Nous avons fait un petit pas en avant entre hier et aujourd’hui. Ce matin, j’ai pu aller un peu plus vite qu’hier, mais le principal problème reste le manque d’adhérence. Avoir de l’adhérence à l’arrière signifie aussi un meilleur freinage, car l’arrière n’est pas très efficace au freinage, ni même à l’accélération. J’ai un peu de mal avec ça. J’ai tout donné. En qualifications, j’ai attaqué fort et j’espérais accéder à la Q2. Malheureusement, lors de ma dernière tentative, je suis sorti large dans la dernière chicane et j’ai raté ma chance. Je ne sais pas si cela aurait suffi pour accéder à la Q2, mais aller plus loin était très difficile » confiait-il pour GPOne.
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— Ducati Corse (@ducaticorse) October 3, 2026
Un pneu arrière complètement détruit
S’élançant depuis la cinquième ligne de la grille de départ, l’Italien a pourtant profité des faits de course au premier virage pour réaliser un début de remontée prometteur. Cependant, les soucis d’accroche au sol sont vite réapparus pour ruiner ses espoirs de points : « Le départ s’est bien passé. J’ai tenté de remonter et j’ai gagné deux places après la chute des trois pilotes de devant. Je pouvais espérer terminer neuvième et marquer un point : Marini et Quartararo étaient devant moi, et je pensais que c’était un objectif réaliste ». Mais au fil des boucles, les patinages répétés à la remise des gaz ont causé une surchauffe critique du pneu arrière jusqu’à le détruire totalement : « Malheureusement, à partir de la mi-course, j’ai commencé à ressentir de fortes vibrations et j’ai finalement dû abandonner, car cela empirait et je ne sentais plus rien. C’est dommage, mais c’est comme ça. Si on arrive à régler les problèmes d’adhérence, on pourra régler celui du pneu arrière ».

Les explications
Analyse en main, le pilote italien pointe du doigt un cercle vicieux mécanique qui dégrade prématurément son enveloppe en gomme tendre. À la remise des gaz, l’absence de traction fait monter la température du pneu au-delà des limites tolérables, rendant le pilotage dangereux : « Je ne connais pas les détails de la moto de Martin, mais c’est peut-être parce qu’ils maintenaient un rythme assez soutenu. Dans mon cas, c’est plutôt dû à un manque d’adhérence : à l’accélération, le pneu a tendance à beaucoup glisser, à chauffer davantage et donc à surchauffer, ce qui engendre des problèmes de pneu ». Les techniciens du box vont devoir trouver des solutions d’urgence d’ici dimanche pour lui offrir un niveau de régularité acceptable lors de la course principale.
Pensez-vous que Pecco Bagnaia parviendra à rallier l’arrivée dans les points lors du Grand Prix dominical à Motegi ? Dites-le-nous en commentaires !
Résultat du Sprint au Grand Prix du Japon MotoGP 2026 :

Crédit classement : MotoGP.com
Photo de couverture : Michelin Motorsport








