La FIA a reconnu une erreur humaine pendant SQ1 à Singapour. Et, quelques heures plus tard, les commissaires ont rendu leur verdict dans une autre affaire de cette même séance : Max Verstappen a bien enfreint le règlement des drapeaux jaunes en dépassant Lewis Hamilton, mais il ne sera pas pénalisé. Le Néerlandais garde donc sa pole pour le sprint. Singapour avait déjà ses murs ; la qualification a ajouté quelques zones grises.

FIA : Un mode dépassement activé 27 secondes
La séance avait été interrompue après l’accident de Sergio Pérez. Lors de la reprise, le mode dépassement — qui permet aux pilotes d’utiliser davantage d’énergie électrique que dans les conditions habituelles — n’était pas disponible. Une erreur de gestion à la direction de course a empêché sa réactivation. Lorsque le problème a été repéré, le système a fonctionné pendant 27 secondes, avant d’être de nouveau désactivé.
Résultat : selon le moment où ils se trouvaient sur le circuit et où ils tentaient leur tour rapide, certains pilotes ont bénéficié de la puissance supplémentaire, d’autres non. George Russell a été informé à la radio qu’il s’agissait d’un « problème de réglages de la FIA » — traduction de la communication rapportée par The Race.
La FIA a reconnu que l’incident avait influé sur la performance de certaines voitures, tout en précisant que SQ2 et SQ3 n’avaient pas été affectées.
Isack Hadjar a notamment signalé un manque de puissance sur son dernier tour. Carlos Sainz, dernier de SQ1, a estimé que « la moitié des voitures ont fait leur tour avec un moteur une demi-seconde plus rapide que les autres » — traduction de ses propos rapportés par The Race. Une déclaration à prendre avec prudence : le média précise que les données disponibles ne montrent pas que Williams ait perdu du temps dans les lignes droites face à ses rivales directes en fin de séance. Sainz avait aussi rencontré des problèmes de freins.
L’erreur n’aurait pas directement provoqué les éliminations de SQ1. Cela ne signifie pas que les conditions étaient identiques pour tous : la puissance disponible dépendait bien du moment où chaque pilote passait dans la zone concernée. Un élément difficile à traduire en places perdues, mais suffisamment concret pour alimenter les critiques. D’autant que la FIA sortait déjà d’un week-end perturbé par un problème logiciel au départ du Grand Prix de Bahreïn disputé à Sepang
Une infraction, mais pas de sanction
L’autre dossier concernait Verstappen. Après avoir été convoqué avec Red Bull, le pilote a été entendu par les commissaires au sujet de son dépassement de Hamilton sous drapeau jaune. La décision officielle est nuancée : les commissaires concluent que Verstappen a enfreint le règlement en dépassant la Ferrari, mais décident de ne pas appliquer de pénalité. Max conserve donc la pole sprint obtenue devant Russell.
Le document des commissaires indique que Verstappen avait levé complètement le pied avant d’entrer dans la zone jaune, puis avait commencé à freiner. Hamilton, devant lui, avait fortement ralenti, à moins de 60 km/h au point du dépassement. Le différentiel de vitesse était important. Verstappen a expliqué qu’éviter le dépassement aurait exigé un freinage très appuyé, qu’il jugeait susceptible de créer une situation dangereuse. Après examen des données de télémétrie, des vidéos et des communications, les commissaires ont retenu ces circonstances pour ne pas sanctionner l’infraction.
Ce n’est donc pas un acquittement au sens où l’incident aurait été jugé conforme au règlement : le dépassement est bien considéré comme une infraction. Mais aucune sanction n’est appliquée, et le résultat de la qualification sprint reste inchangé. La distinction est importante, surtout sur un circuit où partir devant peut peser lourd.
La polémique reste entière
Verstappen avait devancé Russell de 0,120 seconde pour décrocher la pole sprint, sa première à Singapour. La décision des commissaires lui permet de la conserver. Russell reste deuxième sur la grille du sprint ; sa pénalité moteur concerne la course de dimanche, pas cette épreuve.
La qualification laisse donc deux sujets distincts : une erreur reconnue de la FIA qui a privé certains pilotes du mode dépassement à des moments différents, et une infraction de Verstappen qui n’entraîne pas de pénalité. Dans les deux cas, l’enjeu n’est pas seulement de savoir qui a été avantagé ou non : il faut aussi comprendre comment les décisions ont été prises et si les règles ont été appliquées de façon cohérente. À Singapour, Max garde la première place. Mais après une SQ1 aussi chaotique, la FIA devra convaincre que ses explications tiennent aussi bien que la pole de Red Bull.
🚨 LA FIA RECONOCIÓ UN ERROR HUMANO EN LA SPRINT QUALY
Insólito lo que pasó en Singapur. La FIA acaba de reconocer que durante la SQ1 hubo un error humano desde Dirección de Carrera que terminó afectando el rendimiento de algunos pilotos.
¿Qué pasó? Después de la bandera roja,… pic.twitter.com/I5aKNhR3Jl
— Nico Peix (@ANPeix) October 9, 2026
DOC 29 – Infringement – Car 3 – Yellow flag infringement https://t.co/nVLPv627jK #SingaporeGP #F1 #FIA pic.twitter.com/bWhkAE9rCn
— FIA (@fia) October 9, 2026








