Le triplé Aprilia du vendredi à Mandalika n’a rien d’un hasard. Raul Fernandez, Marco Bezzecchi et Jorge Martin ont monopolisé les trois premières places d’une séance marquée par un nouveau record du circuit du Grand Prix d’Indonésie. Derrière cette domination se cache une combinaison technique particulièrement favorable à la RS-GP : le tracé indonésien et la carcasse plus rigide des pneumatiques Michelin. Pour Ducati, le problème ne se limite donc pas aux sept dixièmes concédés par Marc Marquez.
L’Indonésie, une affaire de pneus autant que de moteur
Avant même le début du week-end, plusieurs observateurs avaient identifié Mandalika comme un circuit favorable à Aprilia. La piste indonésienne exige une bonne stabilité dans les longues courbes et une capacité à maintenir de la vitesse sur l’angle.
Mais un autre paramètre entre en jeu : Michelin y apporte des pneumatiques dotés d’une carcasse plus rigide, adaptée aux contraintes spécifiques du circuit. Cette construction peut modifier sensiblement le comportement des motos, notamment la manière dont elles sollicitent les pneus et transmettent leurs efforts au sol.
La RS-GP semble particulièrement à l’aise dans cette configuration. Marco Bezzecchi avait donné le ton en dominant les EL1. Raul Fernandez a ensuite confirmé cette tendance avec un nouveau record en 1’28.725, devant Bezzecchi et Jorge Martin.
Trois Aprilia aux trois premières places : difficile de parler d’une simple réussite individuelle.
Le cas Ogura empêche toutefois de conclure trop vite
La quatrième Aprilia n’a pas connu la même réussite. Ai Ogura termine treizième et devra passer par la Q1. Le Japonais a notamment été gêné par les drapeaux jaunes lors de sa dernière tentative chronométrée.
Son résultat ne suffit donc pas à contredire la bonne forme générale des RS-GP. Il rappelle néanmoins une évidence : disposer d’une moto compétitive ne garantit pas un tour parfait, particulièrement lorsque les qualifications se jouent dans les dernières minutes.
Fernandez, de son côté, confirme que TrackHouse peut exploiter les qualités de l’Aprilia aussi efficacement que l’équipe officielle. Une donnée qui pourrait compter dans les deux courses du week-end.
Marquez cinquième, Ducati dans une position inhabituelle
Pedro Acosta a été le premier pilote non Aprilia, quatrième sur sa KTM. Marc Marquez suit à la cinquième place, à 0,701 seconde du meilleur temps. L’Espagnol reste donc dans les dix premiers et accède directement à la Q2. Mais il ne dispose pas, pour l’instant, de la vitesse pure affichée par ses adversaires.
Pour un pilote engagé dans un duel mondial aussi serré avec Jorge Martin, ce déficit mérite attention. Il serait toutefois prématuré d’en déduire une faiblesse générale de Ducati.
Fabio Di Giannantonio termine sixième, Alex Marquez huitième malgré une chute tardive au virage 16, Franco Morbidelli neuvième et Francesco Bagnaia dixième.
Cinq Desmosedici accèdent directement à la Q2. Le constructeur conserve donc une présence importante, sans parvenir à contester la domination chronométrique d’Aprilia.
Bagnaia retrouve enfin la Q2 directe
Dans ce tableau contrasté, Francesco Bagnaia obtient une satisfaction personnelle. Sa dixième place lui permet d’éviter la Q1 pour la première fois depuis le Grand Prix des Pays-Bas, en juin. Une statistique révélatrice de la difficulté de sa saison.
Ce résultat ne constitue pas encore un retour au premier plan, mais il lui épargne une séance supplémentaire et lui offre de meilleures conditions pour préparer les qualifications.
Fabio Quartararo mérite également une mention particulière. Après une lourde chute, le Français a réussi à placer sa Yamaha au septième rang. Honda, en revanche, ne compte aucun représentant directement qualifié pour la Q2.
A washing machine tumble for Fabio Quartararo 😔#IndonesianGP 🇮🇩 pic.twitter.com/9Kt8mGsznw
— MotoGP™🏁 (@MotoGP) October 9, 2026
Un avantage technique en Indonésie qui pourrait peser sur le titre
Le véritable enjeu sera désormais de vérifier si l’aisance d’Aprilia se confirme sur la distance du Sprint et du Grand Prix. Une moto rapide sur un tour ne possède pas nécessairement le meilleur rythme de course.
Mais lorsque trois pilotes d’un même constructeur occupent les trois premières places, l’hypothèse d’un avantage technique devient difficile à ignorer.
Pour Jorge Martin, leader du championnat avec seulement deux points d’avance sur Marquez, ce contexte constitue une occasion précieuse.
À Mandalika, Aprilia semble avoir trouvé les bonnes conditions pour sa moto. Reste à savoir si Martin saura les transformer en avantage décisif au championnat.
Que va nous réserver cette FP2 en Indonésie ? Avant de le découvrir, voici le tableau qui résume les faits connus jusque-là.
|
MotoGP ™ Indonésie, Mandalika |
2025 |
2026 |
| FP1 | 1’30.809 Luca Marini (Voir ici) | 1’30.132 Marco Bezzecchi (Voir ici) |
| Practice | 1’29.240 Marco Bezzecchi (Voir ici) | 1’28.725 Raul Fernandez (Voir ici) |
| FP2 | 1’29.862 Marco Bezzecchi (Voir ici) | (Voir ici) |
| Q1 | 1’29.582 Fabio Di Giannantonio (Voir ici) | 1’29.639 Fermin Aldeguer |
| Q2 | 1’28.832 Marco Bezzecchi (Voir ici) | 1’28.852 Raul Fernandez |
| Sprint | Bezzecchi, Aldeguer, Fernandez (Voir ici) | (Voir ici) |
| Warm Up | 1’30.345 Fabio Quartararo (Voir ici) | (Voir ici) |
| Course | Aldeguer, Acosta, Alex Marquez (Voir ici) | (Voir ici) |
| Record | 1’28.832 Marco Bezzecchi (Voir ici) | 1’28.725 Raul Fernandez (Voir ici) |
MotoGP Indonésie Practice MotoGP Indonésie Practice MotoGP Indonésie Practice MotoGP Indonésie Practice








