Au terme du Grand Prix MotoGP d’Indonésie à Mandalika, la conférence de presse a accueilli Marco Bezzecchi (Aprilia Racing), Raul Fernandez (SuperFile Trackhouse MotoGP Team) et Jorge Martin (Aprilia Racing), les trois pilotes montés sur le podium dimanche.
Raul Fernandez a décroché son cinquième podium en Grand Prix de la saison 2026 et son septième podium en Grand Prix MotoGP au total.
Il avait également décroché la pole position samedi, après avoir établi le record absolu du tour à Mandalika vendredi.
Comme à notre habitude, nous reportons ici en intégralité leurs paroles sans la moindre mise en forme, même si cela est traduit de l’anglais.
🎤 Mesdames et messieurs, bienvenue à cette conférence de presse d’après-course, dans une chaleur et une humidité très importantes, au terme du Pertamina Grand Prix of Indonesia, ici au Pertamina Mandalika International Circuit, après un dimanche véritablement inoubliable pour Aprilia, qui monopolise pour la première fois de son histoire les quatre premières places.
Le Grand Prix d’aujourd’hui a été remporté par Marco Bezzecchi, pilote Aprilia Racing. Marco offre aujourd’hui à l’Italie sa 300e victoire en MotoGP et complète ce carton plein d’Aprilia aux quatre premières places. Quelle performance aujourd’hui !
La deuxième place revient au pilote SuperFile Trackhouse Aprilia Raul Fernandez, qui a couru avec deux doigts cassés après sa chute lors du Sprint d’hier.
Et de retour en tête du Championnat du Monde MotoGP, lui qui était arrivé à Mandalika avec deux points d’avance sur Marc Márquez et qui quitte Mandalika avec deux points d’avance sur Marc dans la lutte pour le titre : Jorge Martín, pilote Aprilia Racing.
Messieurs, félicitations, bravo à vous trois ! Comme toujours ici en Indonésie, dans de telles conditions, cela a été très, très éprouvant : 27 tours longs et difficiles à disputer…
🎤 Passons maintenant à cette deuxième place véritablement héroïque de Raul Fernandez, pilote du SuperFile Trackhouse Aprilia.
C’était la première fois qu’il s’élançait depuis la pole position pour une course MotoGP. Mais aujourd’hui, c’était probablement l’une des courses les plus difficiles de votre carrière, parce qu’hier nous pensions que vous vous étiez cassé un doigt de la main droite, mais vous venez de nous dire qu’en réalité, vous vous en êtes cassé deux ! Alors, être ici à la deuxième place… comment diable avez-vous réussi à faire ça ?
Raul Fernandez : « Je ne sais pas vraiment. Ce matin, quand je me suis réveillé, j’avais extrêmement mal. Je sentais que je n’étais pas capable de bouger le doigt.
Le problème, c’est que le doigt que je me suis cassé est celui que j’utilise pour freiner. Donc, pour moi, la question n’était pas de savoir si j’étais capable de monter sur la moto. La question était : comment est-ce que je vais pouvoir freiner si je monte dessus ?
Je suis donc venu directement au circuit. Quand je suis arrivé, j’ai vu quelques mécaniciens et, disons que nous avons commencé à faire quelques trucs un peu stupides sur la moto, sur le guidon, pour essayer de trouver un moyen de garder ma main sur le guidon.
Ils ont fait quelques modifications qui m’ont permis de me sentir à l’aise et j’ai dit : “OK, essayons de faire le Warm Up et ensuite nous verrons si je peux participer à la course.”
Pendant le Warm Up, j’ai légèrement modifié la position de mon corps au freinage. J’ai commencé à utiliser le deuxième doigt pour freiner, je me suis senti bien et j’ai dit : “OK, essayons de faire la course.”
La course a été très positive.
J’ai essayé de rouler à mon rythme. J’ai essayé de ne pas trop penser à mon doigt et de rester dans l’écart avec Marco. Mais après dix ou onze tours, j’ai commencé à ressentir la douleur.
J’ai commencé à commettre quelques erreurs. Je suis parti un peu large au virage 1 et au virage 10.
Et à ce moment-là, je me suis dit : “OK, si j’arrive à rester sur le podium, je serai content.”
Ensuite, Marco m’a dépassé et j’ai essayé de rester concentré sur moi-même.
Et oui, j’ai décroché un podium très important parce qu’aujourd’hui, c’était une course très mentale pour moi. Merci à mon équipe, parce qu’ils croient toujours en moi, ils essaient toujours de me soutenir et ils font tous ces trucs un peu fous qui me donnent envie de tout donner pour eux. »
🎤 Vous avez votre style, votre technique, vous pilotez comme ça depuis des années. Il y a beaucoup de choses que vous faites naturellement. Alors, à quel point a-t-il été difficile, en si peu de temps, d’adapter votre style de pilotage à cette blessure ? Et à quel point souffriez-vous, notamment pendant la deuxième moitié de la course ?
« Peut-être que le problème, c’est que nous sommes trop fous !
Oui, normalement, ce n’est pas agréable, ça fait mal et nous savons que ça fait mal. Le problème, c’est que nous avons des gens qui nous soutiennent. Ils soutiennent nos idées, ils soutiennent nos folies et, oui, je ne sais pas vraiment comment j’ai réussi à gérer ça.
C’est simplement grâce aux kinés, au médecin… Ce matin, nous en avons discuté. Ils pensaient qu’en faisant un certain bandage sur le doigt, je pourrais garder la main sur le guidon et simplement bouger l’autre doigt pour freiner.
C’est donc ce que j’ai fait et, apparemment, ça a fonctionné. »
🎤 Raul, quel type d’antidouleurs avez-vous pris ? Vous avez eu des injections ou seulement des comprimés, ou autre chose ?
« Eh bien, l’injection qu’ils m’ont faite ce matin servait simplement à retirer un peu de liquide dans le doigt, mais j’ai aussi pris des comprimés qu’Angel et le kiné ont choisis.
Je pense que c’était bien, parce qu’avec les injections, parfois on peut se sentir un peu fatigué.
Donc oui, je pense qu’ils ont vraiment très bien géré ma blessure. »
🎤 À propos de la pression des pneus : hier, Jorge a eu des problèmes, et aujourd’hui en course Pedro Acosta en a également rencontré. Est-ce que l’un de vous a eu des soucis de pression du pneu avant pendant la course, qu’elle soit trop élevée ou trop basse ? Et comme il s’agit évidemment d’un circuit particulier, avec beaucoup de chaleur notamment, pensez-vous que nous risquons encore de rencontrer des problèmes de pression des pneus lors des quatre ou cinq dernières courses ?
« Pour moi, non. Non, parce qu’avant le départ de la course, j’ai dit à mon chef d’équipe que mon plan était d’essayer de rester premier.
Je n’étais pas capable de savoir si, dans l’aspiration, j’allais réussir à bien gérer les freinages. Donc j’ai décidé d’essayer de rester en tête, et il a réglé la pression du pneu en fonction de ce scénario.
Le problème, c’est que si vous avez ce plan et que quelqu’un d’autre se retrouve devant vous, la pression augmente et cela devient difficile à gérer.
Dans mon cas, tout était sous contrôle et je pense que nous avons eu de la chance. »




Résultats du Grand Prix MotoGP d’Indonésie à Mandalika :


Crédit classement : MotoGP.com
MotoGP Indonésie Raul Fernandez MotoGP Indonésie Raul Fernandez








