Le MotoGP est un sport simple. Imaginez-vous en train de le faire découvrir à quelqu’un, que ça soit un de vos enfants, ou un de vos amis. Vous lui dites alors que le principe est limpide : gagner la course de 45 minutes, sans arrêts aux stands, sans stratégie, sans fioritures. Mais que lui auriez-vous répondu s’il vous avait demandé pourquoi Jorge Martin a laissé passé son rival au championnat Marc Marquez pendant le Sprint en Indonésie ? Voici le plus gros défaut du MotoGP actuellement.
Une mascarade en MotoGP
Dans cet article, je vais bien évidemment revenir sur les fameuses pressions pneumatiques. Franchement, je n’en peux plus. Ce n’est pas normal de voir ça à ce niveau de compétition. Pendant le Sprint, Jorge Martin, qui avait course gagnée, a subitement ralenti pour laisser passer Marc Marquez, pourtant son adversaire principal au championnat du monde. Ce n’est pas la première fois que ça arrive, et d’ailleurs, la scène s’est de nouveau déroulée le lendemain, où le même Marquez et Acosta s’échangeaient leurs positions en se laissant passer pour garder le contrôle de leurs pressions.

C’est non seulement absurde, mais en plus, ridicule. Alors, oui, j’ai conscience des enjeux de sécurité liés à la pression des pneus, j’ai pris connaissance des fuites de Mat Oxley il y a quelques années, etc. Bien que je ne me rappelle pas d’un seul cas dangereux lié à une pression pneumatique trop basse en plus de vingt ans hormis Baz en essais à Sepang en 2016 (et aucune liée au pneu avant, corrigez-moi si je me trompe), je ne peux pas croire que la règle actuelle soit la seule manière de composer avec ça.
Comment diable se fait-il que le MotoGP soit le seul sport où ça se produise ? Pourquoi ne voit-on pas ça en Superbike, pourquoi ne voit-on pas ça en Formule 1, en FIA WEC, et pourquoi la question ne se posait pas à l’époque de Bridgestone ? Sachez que je n’incrimine pas du tout Michelin, car les gommes sont ce qu’elles sont. Ce qu’il faudrait, c’est un meilleur règlement, une meilleure réponse à des pressions trop basses, si, apparemment, c’est vraiment trop dangereux.
The position switch once again between @marcmarquez93 and @37_pedroacosta 🔄#IndonesianGP 🇮🇩 pic.twitter.com/wOXq1zMdOV
— MotoGP™🏁 (@MotoGP) October 11, 2026
Voir un pilote ralentir exprès pour en laisser passer un autre dans le cadre d’une course est une aberration, il n’y a pas d’autre mot. Premièrement, ça décrédibilise le sport, c’est un fait, de la même manière que tous les autres « effets pervers de réglementation ». Deuxièmement, il faut d’ores et déjà se préparer à ce que le championnat soit décidé de la sorte. Je vois déjà venir l’affaire : Marquez, en tête à Valence, doit laisser passer son rival Jorge Martin car sa pression avant chute, et perd le championnat ainsi. Ou, pire, Marquez gagne la course, célèbre, mais avec une pression non conforme, ce qui signifie qu’il prend 16 secondes de pénalité des heures après ! Franchement, on marche sur la tête.
Le chantier n°1 de Pirelli
C’est tout en haut de ma liste de souhaits pour 2027. Il faut absolument que Pirelli se penche sur le sujet et trouve une meilleure solution dès l’année prochaine. Le MotoGP ne peut pas avoir l’ambition de rattraper la F1 – ce qu’il tente de faire désespérément depuis plusieurs années –, et, en même temps, proposer ce genre d’images au public. Cela doit être une question prioritaire, car c’est le spectacle, que dis-je, le produit MotoGP qui est en jeu.
Je n’imagine même pas le scandale si le titre MotoGP se jouait sur une image comme ça à Valence, pour l’ultime rendez-vous des 1000cc en catégorie reine. D’ailleurs, en un sens, ça a déjà eu un impact non négligeable, puisque sans cette subite rétrogradation, je pense que Martin remportait aisément ce Sprint, et donc, reprenait encore des points à Marc Marquez.
Qu’avez-vous pensé de cette image ? Dites-le-moi en commentaires !
Pour rappel, cet article ne reflète que la pensée de son auteur, et pas de l’entièreté de la rédaction.

Photo de couverture : Michelin Motorsport








