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En ce vendredi 11 septembre, Fabio Quartararo a répondu aux questions des journalistes depuis Misano en prélude au Grand Prix de Saint-Marin.

Nous sommes allés écouter (via un logiciel de téléconférence) les propos du pilote français.

Comme à notre habitude, nous reportons ici les paroles de Fabio Quartararo sans la moindre mise en forme, même si la première partie est traduite de l’anglais.


Fabio Quartararo : « Aujourd’hui a été une journée très positive car après avoir peiné et avoir connu des moments difficiles pendant un mois, je peux dire que nous avons beaucoup progressé. Je suis très heureux d’être de retour, et pas seulement sur un tour car le rythme a été très bon. Nous avons encore quelques détails à améliorer et je vais faire mon débriefing avec mon chef d’équipe et mes ingénieurs. Bien sûr, je vais faire de mon mieux pour essayer d’améliorer la moto. »

Comment se comportent les freins aujourd’hui ?

« Les freins sont OK. Heureusement, il n’y a pas de problème et j’en suis très heureux. »

Quand vous avez subi votre intervention chirurgicale du syndrome des loges, ont-ils seulement ouvert la gaine ou l’ont-ils enlevée ?

« Honnêtement, je ne sais pas (rires) ! Je sais qu’ils ont ouvert et que c’était très douloureux de Barcelone à Assen. Mon bras était énorme ! J’ai vu que Cal avait des épanchements et j’ai eu ce genre de problème à deux reprises, à Barcelone et à Assen. C’était vraiment douloureux. Au final, nous l’avons fait au moment opportun, mais cela n’a pas été si facile à gérer. »

Vous n’avez pas fait de test ici mais avez-vous retrouvé le feeling que vous aviez à Jerez ? Et que s’est-il passé avec Maverick ?

« (Rires) nous avions parié sur qui poserait en premier cette question et j’avais parié sur vous (rires) ! »
« Bien sûr nous sommes rapides, mais plus on peut faire de tests, et mieux c’est. Nous l’avons vu avec KTM en Autriche et à Brno. Nous ne sommes pas faciles : nous n’avons pas la meilleure moto et nous n’avons pas le meilleur package. Nous avons une très bonne moto mais le feeling n’est pas exactement le même qu’à Jerez car il subsiste des problèmes que nous devons gérer nous-mêmes. Mais le feeling est bon. Avec Maverick, c’était un peu comme une sorte d’amusement : c’est toujours bien de se battre avec d’autres pilotes quand tout est propre. Ce n’est pas moche et c’était comme une sorte de jeu. En MotoGP, quand tout est très proche, et nous avions déjà connu quelque chose de similaire l’année dernière quand je l’ai doublé, c’est toujours sympa d’être très proche. Nous n’avons pas cette situation très souvent et j’apprécie vraiment ce genre de jeu. »

Utilisiez-vous les étriers 2020 ?

« Honnêtement, je ne sais pas mais je pense que le plus important est que les freins freinent. Je pense que nous utilisons les 2020. »

Maverick a dit hier qu’ils étaient moins réguliers que les 2019. Qu’en pensez-vous ?

« Oui. Il est vrai que nous devons nous adapter car les anciens étriers étaient plus précis. Ils étaient parfaits alors qu’avec ceux-ci on doit jouer un peu. C’est difficile mais je m’adapte. En Autriche, nous avions ceux-ci et c’était difficile, mais c’est simplement une question d’habitude. Honnêtement, le feeling était très bons aujourd’hui, alors espérons qu’on ne retrouvera pas les sensations d’Autriche où il fallait beaucoup s’adapter aux freins avants. »

Était-ce important de finir premier lors de la FP2 ?

« Avant tout, je voulais finir premier car cela faisais très longtemps que je n’avais pas terminé une séance en tête. C’est toujours un plaisir de voir votre nom en premier est de savoir que vous avez fait un bon travail durant la séance, et pour le rythme de course également, puisque j’ai fait 25 tours avec le pneu arrière. Nous avons mis le pneu avant dur pour le deuxième run et cela a été un grand pas en avant. Cela a été une bonne solution même s’il est un peu critique de le chauffer. Mais le feeling était bon. Je suis donc heureux d’avoir terminé premier et plus qu’une question de gloire, il s’agit d’une question de confiance. »

Le fait d’avoir des circuits qui vous seront moins favorables vous met-il la pression ici ou vous fait-il perdre de la confiance ?

« Pas vraiment de la confiance. Honnêtement, Yamaha travaille très dur et nous avons un peu de positif pour Misano 1 et 2. Nous savons que nous avons deux semaines pour croiser les doigts en espérant avoir une bonne nouvelle pour Barcelone. Donc bien sûr, ils travaillent très dur mais je ne peux pas dire que je suis en pleine confiance car nous n’avons pas le package complet que je veux. Mais il est très important de croire en eux et de leur mettre également un peu de pression pour avoir cette bonne nouvelle à Barcelone. »

Maverick est-il votre principal adversaire ce week-end ?

« Bien sûr, Maverick est le principal adversaire pour cette course. Il sera très fort ce week-end mais il semble qu’il utilise des pneus différents des nôtres. À l’avant, à l’arrière, et également pour faire ses chronos. C’est plutôt amusant de voir qu’avec la même moto, nous utilisons des pneus différents mais cela a souvent été le cas depuis que je suis arrivé en MotoGP. Il a un style de pilotage différent la plupart du temps il utilise des pneus différents. »

Que voulez-vous dire en évoquant une bonne nouvelle à Barcelone ? De nouvelles pièces ?

« Non, pas de nouvelles choses mais des choses que nous avons déjà eues et dont nous avons besoin à nouveau. »

Comme quoi ?

« Bien sûr, je ne vais pas vous le dire (rires). C’est trop confidentiel. Mais nous devons avoir cette nouvelle car c’est important pour nous. »

L’adhérence de la piste étant plus élevée cette année, cela entraîne-t-il un style de pilotage différent ?

« Non. Il n’y a pas vraiment beaucoup de grip. Il y a plus de grip que l’année dernière mais la piste est similaire à du motocross. Il y a beaucoup de bosses ! Avoir plus de grip est positif mais nous devons nous adapter. Mon premier run en FP1 a vraiment été difficile à gérer. C’était bien pour voir, mais il est important d’avoir une très bonne adhérence et d’essayer de gérer pour être régulier. Mais c’est difficile à faire avec les bosses. »

Classement FP1/FP2 Grand Prix Lenovo de Saint-Marin et de la  Riviera de Rimini MotoGP à Misano :

Crédit classement : MotoGP.com

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