Cette conférence post-qualification de l’édition 2017 du Grand Prix des Amériques réunissait Marc Marquez (SPA-Honda), Maverick Viñales (SPA-Yamaha), Valentino Rossi (ITA-Yamaha), Franco Morbidelli et Aron Canet.

Comme à notre habitude, nous vous proposons une traduction intégrale “brute” des propos de  Valentino Rossi, sans aucune mise en forme ou déformation journalistique.


Même s’il y a un petit écart (avec Márquez et Vinales), vous partez en première ligne…

« Oui, c’est très important car, au final, il s’agit de la première vraie qualification de la saison. Au Qatar et en Argentine, c’était mouillé, donc il était très important de comprendre le potentiel (de la moto) durant les 15 minutes.

Je me sens bien, nous avons été capables d’améliorer, je me sens bien avec la moto et je savais que si je pouvais avoir un tour clair, je pouvais obtenir une bonne position. Mais il y avait beaucoup de trafic et il était difficile de faire une stratégie car il n’y avait pas assez de temps. J’ai donc essayé de faire un tour clair et j’ai été chanceux de passer sous le drapeau juste quelque secondes (avant qu’il ne se baisse) et le dernier tour a été bon.

Donc s’élancer de la première ligne est toujours important. Essayer de rester proche de Márquez et Vinales mais, également, regarder derrière car Pedrosa et Zarco ont une très bonne vitesse. Je pense donc que ce sera une bagarre très dure pour le podium demain. »

Le choix du pneu et la météo seront déterminants…

«  Oui, ce matin, c’était un cauchemar car les conditions étaient les pires et avaient un très mauvais effet sur les pneus. Très inquiétant de piloter la moto. Nous espérons donc que nous aurons demain moins de vent, moins de vent froid et de meilleures conditions. »

Êtes-vous maintenant complètement satisfaits du train avant de votre moto ?

« Oui, vous savez, hier, il était bien, dans des conditions normales. Aujourd’hui, j’ai davantage peiné mais, lors des qualifications, j’avais un bon feeling. Mais vous savez, entre aujourd’hui et demain, nous devons travailler, nous devons arranger les derniers détails pour essayer d’être un peu plus rapide. »

Quel était le plus gros problème : les bosses, le vent, où les pneus ?

« Oui, malheureusement, la piste est en mauvaise condition, comparée à l’année dernière. En particulier aux virages 2 et 3, mais aussi il y a beaucoup de bosses au 18. Je ne sais pas si ça vient des voitures ou d’un autre problème. Mais assurément, ce matin, la majorité des chutes ont eu lieu là, et ce n’était pas la carcasse car la température était froide mais les bosses sont maintenant très marquées. »

Lors de la qualification, vous avez eu une trajectoire étrange en arrivant lentement dans un virage pour en ressortir très vite. Essayiez-vous de faire quelque chose ? Saviez-vous que Maverick arrivait derrière ? Que s’est-il passé ?

« Sincèrement, je ne peux pas répondre car je ne voyais rien et je n’ai pas revisionner les essais après, car je n’ai pas eu le temps. Nous ne nous sommes pas touchés puisque je n’ai rien senti, mais après la ligne, j’ai vu Maverick me dire quelque chose et je me suis dit « fuck, qu’est-ce qui se passe ? » (Rires). Je ne sais pas. Peut-être que le problème provient du fait que beaucoup de pilotes attaquent dans leur tour de sortie et ralentissent en arrivant au T4 pour préparer le tour suivant. Donc peut-être que j’ai également ralenti, mais je n’ai pas vu Maverick derrière. »

Les autres pilotes disent que les pneus Michelin ont été très sensibles à la température aujourd’hui, comme il faisait froid et il y avait du vent. Est-ce cela qui a causé les chutes. Est-ce votre sentiment également ?

« Oui, vous savez, je pense que le problème provient que les pilotes ne s’attendaient pas à ce que ce changement de conditions ait un effet aussi important sur les pneus. En réalité, nous avions des pneus plus tendres, à l’avant comme à l’arrière. Donc nous aurions pu utiliser ces pneus plus tendres. Mais sincèrement, j’étais en médium car je pensais que 5 ou 6° de moins qu’hier n’était pas un gros problème pour essayer le pneu médium et le pneu dur pour la course. Peut-être que le problème était le vent, le vent froid (qui empêchait) aux pneus de débuter leur procédure, d’arriver à la température, et après la moto était inconduisible. »

Après le départ,le premier virage est critique. Préférez-vous être à l’intérieur ou à l’extérieur ?

« (rires). C’est toujours difficile d’essayer de penser à ce qui va se passer. Car entre le départ et le premier virage, il peut y avoir six choses auxquelles vous ne vous attendiez pas. C’est très important, pour cette raison, de partir depuis la première ligne est d’essayer de faire un bon départ. Car si vous êtes en dehors de la confusion, c’est mieux. Mais sincèrement quand vous arrivez là, vous décidez à cet instant. »

Vous parlez beaucoup des réglages de la moto pour les entrées de virage. Avez-vous changé votre style de pilotage pour vous sentir plus à l’aise avec les nouveaux Michelin ?

« Non. Pas beaucoup. C’est plus l’équilibre de la moto. Vous sentez le changement mais ce n’est énorme, comme entre les Bridgestone et les Michelin où il y a un petit changement. Donc le style de pilotage reste plus ou moins le même. »

Voyez-vous des circonstances où, demain, vous pourriez être avec Maverick et Marc en tête ?

« J’espère ! Je vais bien sûr essayer car habituellement, au Qatar et en Argentine, j’étais plus rapide en course. En ce moment, ils ont un plus grand rythme et aussi l’avantage qu’ils ont dans les tours chrono est assez conséquent, tout comme, plus ou moins, pour le rythme. Donc ce sera très difficile. Mais partir depuis la première ligne, essayer de faire un bon départ, et essayer au maximum. Bien sûr, demain sera un autre jour, donc peut-être que la situation et les conditions vont changer, il est très important de comprendre votre feeling avec la moto en course. Car il sera peut-être différent de celui d’aujourd’hui. »

Question réseaux sociaux :

Si Marc, Maverick, Cal et Jorge était les ingrédients d’une pizza, que seraient-il ?

« Quoi ? Mais j’ai toujours la question la plus difficile ! (Rires) Difficile à dire. Alors Marc, Diavola (diablesse), avec du salami piquant ! (Rires),
Je ne sais pas pour Maverick, je dirais avec des champignons, car j’ai l’habitude de manger cette pizza (rires).
Cal ? Cal avec des frites et de l’ananas.
Et Jorge, quelque chose de très fort avec beaucoup de piment (rires). »



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