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Ben Sulayem - FIA

Le président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, a clairement pris position contre les investissements croisés entre équipes de Formule 1. Une sortie qui intervient en pleine agitation autour d’Alpine, de Mercedes et d’un possible retour de Christian Horner dans le jeu.

Ben Sulayem

Ben Sulayem s’oppose au principe de la propriété multi-écuries

Alpine au cœur d’une bataille politique

Le dossier Alpine commence à prendre une tournure de plus en plus politique dans les coulisses de la Formule 1. Alors que plusieurs investisseurs et figures majeures du paddock gravitent autour de l’écurie française, Mohammed Ben Sulayem a décidé de sortir du silence.

Le président de la FIA remet ouvertement en question le principe même de la propriété multi-écuries, un sujet devenu particulièrement sensible ces dernières semaines.

Selon plusieurs informations concordantes, Zak Brown aurait envoyé une lettre détaillée de plusieurs pages à la FIA afin d’exprimer ses inquiétudes concernant l’influence grandissante de certains groupes ou constructeurs sur plusieurs équipes du plateau.

Au centre des tensions : la participation de 24 % actuellement détenue dans Alpine par Otro Capital.

Toto Wolff et Horner dans l’équation

Le nom de Toto Wolff circule désormais avec insistance dans le cadre d’une possible offre autour de cette participation stratégique. Et comme si le dossier n’était pas déjà assez explosif, Christian Horner continuerait lui aussi à observer attentivement la situation en vue d’un éventuel retour en Formule 1 après sa mise à l’écart de Red Bull Racing.

Zak Brown s’est déjà montré très critique envers l’idée qu’un même groupe puisse exercer une influence sur plusieurs structures du championnat, même si McLaren continue de collaborer avec Mercedes comme fournisseur moteur.

Et Ben Sulayem semble partager ce malaise.

« Je crois fermement que posséder deux équipes n’est pas la bonne solution », a affirmé le président de la FIA.

La FIA ouvre une enquête interne

Le dirigeant émirati confirme même que la FIA analyse actuellement le sujet en interne afin de déterminer les limites réglementaires et sportives d’un tel système.

« Nous étudions cette question car c’est un domaine complexe », explique Ben Sulayem.

Selon lui, le danger dépasse largement le simple aspect financier.

Le président de la FIA redoute surtout une perte de crédibilité sportive si certains investisseurs obtenaient une influence trop importante dans les décisions politiques ou réglementaires de la discipline.

« Si nous perdons l’esprit sportif, je crois qu’il n’y aura plus aucun soutien dans ce sport », prévient-il.

Briatore vers la sortie ?

Cette prise de position est d’autant plus remarquée que Ben Sulayem avait récemment apporté un soutien très visible à Christian Horner, expliquant publiquement que la Formule 1 gagnerait à revoir l’ancien patron de Red Bull dans le paddock.

Dans le même temps, plusieurs sources indiquent que Flavio Briatore pourrait quitter Alpine à la fin de la saison 2026. Selon la journaliste Julianne Cerasoli, il ne participerait d’ailleurs pas aux discussions liées à la participation détenue par Otro Capital.

Entre tensions politiques, bataille d’influence et avenir incertain autour d’Alpine, le dossier pourrait rapidement devenir l’un des sujets les plus sensibles du paddock dans les prochains mois.

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