pub

Haas

Accusés d’être au bord de la rupture après Miami, Ayao Komatsu et Esteban Ocon ont violemment contre-attaqué jeudi à Imola. Entre colère, accusations contre certains médias et dénonciation d’un « journalisme de ragots », le patron de Haas et son pilote français ont réglé leurs comptes publiquement.

Haas

Haas : entre Ocon et komatsu, le torchon brûle-t-il vraiment?

Le ton est rarement aussi brutal en conférence de presse. Pourtant, jeudi à Imola, Ayao Komatsu n’a laissé aucune place au doute : les rumeurs annonçant une fracture entre lui et Esteban Ocon sont, selon ses propres mots, du « grand n’importe quoi ».

Depuis plusieurs jours, des spéculations venues d’un média brésilien, puis relayées dans plusieurs pays, affirmaient que le pilote français pourrait perdre son baquet chez Haas avant même la fin de la saison. Certaines publications évoquaient même une dispute tendue entre Ocon et le directeur de l’écurie américaine lors du Grand Prix de Miami.

Une version qui a littéralement fait exploser Komatsu.

« Je ne sais pas d’où vient cette histoire. Aucun fondement. C’est du grand n’importe quoi », a lancé le patron de Haas avec une colère rarement vue publiquement.

Le Japonais n’a pas seulement démenti les informations. Il s’en est directement pris à une partie de la presse qu’il accuse de fabriquer des polémiques sans vérification.

« Comment peut-on appeler ça du journalisme ? Ce ne sont que des putains de ragots », a-t-il lâché devant les médias présents.

Visiblement touché personnellement, Komatsu a même révélé avoir rêvé de devenir journaliste d’investigation lorsqu’il était plus jeune, avant de dénoncer ce qu’il considère aujourd’hui comme une dérive du métier.

« Quand je lis ce que je lis, c’est la catastrophe. Vous n’avez pas honte de ce que vous écrivez ? »

Cette sortie extrêmement musclée intervient alors que la pression commence à monter autour d’Esteban Ocon. Depuis le début de saison, le Français peine à rivaliser régulièrement avec son jeune coéquipier Oliver Bearman, auteur de plusieurs performances solides avec Haas.

Certaines déclarations récentes de Komatsu, expliquant que l’équipe avait besoin de « mieux » cette saison, avaient alimenté les spéculations sur l’avenir du pilote tricolore. Mais le directeur de Haas assure aujourd’hui que tout a été déformé.

« Je n’ai même pas eu une seule dispute avec lui à Miami », a insisté Komatsu.

Esteban Ocon, lui aussi très agacé, a confirmé qu’il n’existait aucune tension entre les deux hommes.

« Tout est inventé de toutes pièces », a affirmé le Français. « Jai rejoint cette équipe parce que je connais Ayao depuis longtemps et j’ai toujours eu une excellente relation avec lui. »’

Le pilote va même plus loin, estimant que l’ampleur prise par cette affaire dépasse désormais le simple cadre des rumeurs de paddock.

« Quand ça prend une telle ampleur, c’est presque du harcèlement », a-t-il dénoncé.

Reste maintenant une question : derrière cette colère spectaculaire de Komatsu et d’Ocon, cette affaire est-elle réellement née de nulle part ? En Formule 1, les rumeurs les plus folles apparaissent parfois sans fondement… mais elles naissent aussi souvent d’un malaise, d’une phrase mal interprétée ou de discussions en coulisses impossibles à vérifier officiellement.

Le soutien affiché par Haas envers Esteban Ocon semble aujourd’hui total. Pourtant, dans un paddock où les contrats peuvent devenir fragiles en quelques week-ends seulement, certains observateurs continueront sans doute à se demander si cette polémique n’est pas aussi le symptôme d’une pression grandissante autour du pilote français.

Car si cette histoire était réellement « du grand n’importe quoi », comme l’assure Komatsu, elle révèle malgré tout une chose : la moindre étincelle autour d’Ocon suffit désormais à déclencher un incendie médiatique. Et en F1, ce genre de climat finit parfois par cacher… un simulacre de vérité.

 

 

Tous les articles sur les Pilotes : Esteban Ocon, Oliver Bearman

Tous les articles sur les Teams : Haas