pub

Avant le Grand Prix du Canada, Oscar Piastri a livré une analyse très lucide du circuit Gilles-Villeneuve. Entre freinages extrêmes, piste instable et réglages impossibles à équilibrer, le leader de McLaren s’attend à un week-end particulièrement explosif à Montréal.

Piastri

Piastri : « c’est un circuit très exigeant »

Oscar Piastri ne s’attend pas à un week-end tranquille à Montréal. Malgré l’excellente dynamique de McLaren depuis le début de saison 2026, l’Australien sait que le circuit Gilles-Villeneuve reste un terrain capable de piéger même les meilleures monoplaces du plateau.

Et le pilote McLaren n’a pas cherché à masquer les difficultés qui attendent les équipes au Canada.

« C’est un circuit très exigeant », explique Piastri. « Il est unique avec ses longues lignes droites, ses grosses zones de freinage et ses chicanes. C’est presque un circuit urbain. »

Le leader australien, qui n’a encore jamais décroché de podium à Montréal, estime que le véritable défi du tracé québécois ne réside pas uniquement dans la vitesse pure, mais surtout dans l’équilibre extrêmement délicat de la voiture.

Selon lui, tout tourne autour d’un casse-tête technique presque impossible à résoudre parfaitement.

« Il faut une excellente stabilité au freinage, un très bon train avant au milieu du virage et énormément d’adhérence. Mais le problème, c’est qu’on ne peut pas avoir les trois en même temps. »

Une réalité qui oblige les ingénieurs à faire des compromis permanents pendant tout le week-end.

Le pilote McLaren explique notamment qu’une voiture trop stable au freinage finit souvent par perdre en rotation dans les virages lents, un défaut particulièrement pénalisant sur un circuit où les changements de direction s’enchaînent sans répit.

« Si on cherche uniquement la stabilité et l’adhérence, l’avant ne tourne plus correctement. Et ici, si la voiture refuse de pivoter, on perd énormément de temps. »

Piastri insiste aussi sur l’état très particulier de la piste montréalaise, réputée pour évoluer énormément entre les séances.

« La piste est très poussiéreuse, très bosselée et très instable. Le terrain bouge énormément ici. »

Le pilote McLaren estime d’ailleurs que le format sprint pourrait rendre la situation encore plus chaotique cette année. Avec seulement une séance d’essais avant les qualifications sprint, plusieurs équipes risquent selon lui de se retrouver complètement perdues dans leurs réglages.

« Beaucoup de pilotes risquent d’être mécontents pendant les qualifications et la course Sprint », prévient-il.

L’an dernier déjà, McLaren avait souffert au Canada malgré sa montée en puissance progressive durant la saison. Et même si l’écurie britannique arrive cette fois avec de nouvelles évolutions, Piastri reconnaît que Montréal reste un défi à part.

Le Mur des Champions, les énormes vibreurs de la dernière chicane et les enchaînements des virages 1-2 ou 13-14 figurent parmi les secteurs qu’il juge les plus piégeux.

« Ici, si on rate un virage, on compromet immédiatement le suivant. Chaque section peut devenir un piège. »

Une chose semble certaine : malgré les progrès impressionnants de McLaren cette saison, Oscar Piastri refuse clairement d’aborder Montréal avec excès de confiance.

Et sur un circuit où les erreurs se paient immédiatement contre le mur, cette prudence pourrait bien être le premier signe que le week-end canadien s’annonce beaucoup plus ouvert que prévu.

Piastri

Tous les articles sur les Pilotes : Oscar Piastri

Tous les articles sur les Teams : McLaren