F1
Publié le 7 octobre 2026 • 02:00 par Oléna Champlain

F1 – La Formule 1 de retour en Afrique en 2030 : le Rwanda aurait gagné la bataille

La Formule 1 pourrait revenir en Afrique en 2030 avec un Grand Prix au Rwanda, sur un nouveau circuit permanent près de Kigali.

Trente-sept ans après Kyalami, la Formule 1 semble enfin avoir trouvé le chemin du retour vers l’Afrique. Selon plusieurs sources concordantes dans le paddock citées par RacingNews365, le Rwanda aurait obtenu l’organisation d’un Grand Prix à partir de 2030, avec la construction d’un nouveau circuit permanent à proximité de Kigali. Une annonce officielle pourrait intervenir avant la fin de l’année, voire dans les prochaines semaines.

La Formule 1 de retour en Afrique?

Il manque encore une chose, et elle n’est pas tout à fait accessoire : la confirmation de la Formule 1.

Pour l’instant, aucun Grand Prix du Rwanda n’apparaît officiellement au calendrier. Mais le dossier semble avoir franchi une étape autrement plus sérieuse qu’une simple déclaration d’intention.

Un circuit entièrement neuf près de Kigali

Le projet prévoit la construction d’un circuit permanent situé à environ 40 kilomètres de Kigali, à proximité de l’aéroport international de Bugesera. Le tracé serait basé sur les plans de WurzDesign, la société fondée par l’ancien pilote de F1 Alexander Wurz.

Un choix qui confirme l’ampleur du projet rwandais : il ne s’agit pas d’installer quelques barrières autour d’un centre-ville et d’attendre que les monoplaces arrivent gentiment par avion. Tout doit être créé.

Le Rwanda ne possède actuellement aucun circuit répondant aux normes permettant d’accueillir la Formule 1. Le futur complexe devra donc notamment satisfaire aux exigences de la Grade 1 FIA, indispensable pour organiser un Grand Prix.

Cette faiblesse avait d’ailleurs nourri le scepticisme lorsque le projet avait été annoncé.

Paul Kagame avait lancé l’offensive en 2024

L’ambition rwandaise n’est pas nouvelle.

En décembre 2024, lors des Assemblées générales de la FIA organisées à Kigali, le président Paul Kagame avait officiellement annoncé la candidature de son pays.

« Je suis heureux d’annoncer officiellement que le Rwanda est candidat pour ramener la course automobile en Afrique en accueillant un Grand Prix de Formule 1. »

Kagame avait alors évoqué les progrès réalisés dans les discussions avec Stefano Domenicali et assuré que le Rwanda abordait le projet avec « sérieux et engagement ».

Depuis, le dossier n’a jamais réellement disparu. Kagame avait notamment assisté au Grand Prix d’Azerbaïdjan 2025 et poursuivi les échanges avec le président de la FIA Mohammed Ben Sulayem et le patron de la Formule 1 Stefano Domenicali.

Deux ans plus tard, l’offensive semble avoir porté ses fruits.

Kyalami attendait, Kigali pourrait rafler la mise

La grande victime de cette avancée rwandaise pourrait être l’Afrique du Sud.

La Formule 1 n’a plus organisé de course en Afrique depuis le Grand Prix d’Afrique du Sud 1993 à Kyalami. Plusieurs projets ont depuis tenté de faire revenir le championnat sur le continent, Kyalami apparaissant régulièrement comme le candidat naturel. Cape Town a également travaillé sur un projet, tandis que le Maroc et le Nigeria ont été évoqués.

Mais Kigali semble avoir avancé plus vite.

Cela ne signifie pas nécessairement que l’Afrique du Sud est définitivement éliminée. Rien n’empêcherait théoriquement la F1 d’organiser un jour deux épreuves africaines.

Le problème est ailleurs : les places au calendrier valent désormais de l’or.

Avec 24 Grands Prix, des promoteurs souhaitant renouveler leurs contrats et de nouveaux marchés frappant continuellement à la porte, Domenicali dispose d’un luxe dont les circuits disposent beaucoup moins : pouvoir choisir.

Hamilton réclamait depuis longtemps un Grand Prix africain

Le retour en Afrique compte également l’un de ses plus fervents défenseurs parmi les pilotes : Lewis Hamilton.

Le septuple champion du monde a plusieurs fois insisté sur l’anomalie représentée par l’absence du continent africain dans un championnat qui revendique sa dimension mondiale. RacingNews365 souligne d’ailleurs que Hamilton compte parmi les voix les plus insistantes en faveur de ce retour, aux côtés de Domenicali et Ben Sulayem.

En 2030, Hamilton aura 45 ans. Le voir lui-même prendre le départ à Kigali relève donc d’une autre discussion.

Mais le symbole dépasse largement un pilote.

2030, encore quatre ans pour transformer le projet en circuit

Le Rwanda aurait donc remporté une première bataille. Il reste maintenant à construire.

Un accord commercial n’est pas un circuit, encore moins un Grand Prix. Entre le financement, les infrastructures, l’homologation FIA, la logistique et les exigences gigantesques liées à l’accueil de la Formule 1, 2030 peut sembler loin mais ne laisse finalement aucune marge extravagante.

C’est précisément pour cela que l’annonce officielle sera essentielle.

Si elle arrive dans les prochaines semaines comme l’affirment les sources de RacingNews365, l’Afrique tiendra enfin la date qu’elle attend depuis 1993.

Et cette fois, la route vers le retour de la F1 ne passerait pas par Kyalami.

Elle passerait par Kigali.