George Russell était troisième à cinq tours de l’arrivée du Grand Prix de Bahreïn disputé à Sepang. Puis sa Mercedes l’a arrêté net. Le Britannique a dû abandonner à cause d’un problème suspecté sur l’unité de puissance, laissant Kimi Antonelli prendre la deuxième place derrière Max Verstappen. Pour Russell, c’est un troisième abandon en Grand Prix cette saison. Pour Mercedes, une nouvelle occasion de s’interroger sur la fiabilité de sa voiture.

Russell : Canada, Spa et Sepang : trois abandons, trois scénarios différents.
La course avait déjà largement éprouvé les pilotes : la pluie a retardé le départ de plus de 90 minutes et les changements de conditions ont bouleversé les stratégies. Russell était parvenu à rester dans le groupe de tête jusqu’à cette défaillance tardive. Le moment est d’autant plus cruel que les quatre derniers tours, après une longue intervention de la voiture de sécurité, ont offert une bataille pour le podium. George, lui, n’était plus en piste.
Ce nouvel abandon s’ajoute à ceux du Canada et de Belgique, mais les trois épisodes ne sont pas identiques. À Montréal, le 24 mai, Russell menait la course lorsqu’il a dû s’immobiliser au 30e tour. Mercedes a ensuite précisé que la panne de l’unité de puissance avait été provoquée par une défaillance de la batterie. Le Britannique venait de livrer un duel serré avec son coéquipier Antonelli, futur vainqueur. Une victoire potentielle s’est muée en zéro point au classement du Grand Prix.
Russell avait alors résumé sa frustration sans détour :
« J’ai l’impression que quelqu’un ne veut pas que je me batte pour ce championnat. »
Il avait également parlé d’« incrédulité » après la panne. La déclaration traduisait le poids de cet abandon, survenu alors qu’il était en tête, au milieu d’un affrontement avec Antonelli. Ce n’était pas une course où il espérait simplement grappiller quelques points : il était en position de jouer la victoire.
À Spa, le 19 juillet, le scénario a été différent. Russell s’est retiré dès le premier tour après un accrochage avec Lewis Hamilton. Mais l’incident avait été précédé d’un problème de déploiement d’énergie : selon le Britannique, sa batterie avait environ « 30 à 40 % » de charge en moins à la sortie du premier virage. Débordé dans la ligne droite, il s’est retrouvé à lutter avec Hamilton et les deux voitures se sont touchées. Russell a fini dans le gravier. Il a parlé d’un probable « incident de course » et a précisé qu’il ne voulait pas rejeter la faute sur Hamilton.
Le résultat reste un abandon, mais parler d’une troisième panne moteur serait inexact. Au Canada, une défaillance de batterie a provoqué la panne de l’unité de puissance. En Belgique, un problème de batterie et d’énergie a précédé une collision qui a mis fin à la course. À Sepang, Mercedes a signalé un problème suspecté sur l’unité de puissance. Trois fois, Russell n’a pas vu le drapeau à damier ; trois fois, la mécanique ou l’énergie disponible ont pesé sur son dimanche, mais de façons différentes.
L’ironie, cette fois, tient aussi à une déclaration faite avant le week-end malaisien. Russell avait expliqué qu’à Sepang, les pilotes qui connaissaient déjà le circuit étaient désavantagés face à Mercedes, car son équipe disposait, selon lui, du « meilleur châssis et de la meilleure unité de puissance ». La phrase vantait les atouts de la voiture ; elle ne promettait évidemment pas qu’elle serait infaillible. Mais après un abandon à cinq tours de l’arrivée, elle prend une résonance singulière. Une monoplace peut avoir du rythme et perdre toute valeur sportive si elle ne tient pas jusqu’au bout.
Le résultat de Sepang a aussi renforcé l’avantage d’Antonelli dans leur duel interne. Le jeune Italien a terminé deuxième, tandis que Russell repart sans les points qu’il pouvait encore espérer depuis la troisième place. The Times chiffre désormais l’écart entre les deux équipiers à 84 points. Pour Russell, ce nouveau coup dur complique sérieusement la suite du championnat ; pour Mercedes, il pose une question plus immédiate : comment protéger les chances de son pilote quand les problèmes surviennent au moment où les points sont à portée ?
Trois abandons ne suffisent pas à raconter toute une saison, et ils ne se résument pas à trois moteurs cassés. Mais le bilan est concret : Russell a perdu des résultats importants au Canada, à Spa et en Malaisie, tandis qu’Antonelli a continué à marquer. Mercedes devra comprendre précisément ce qui s’est passé sur chaque incident, puis éviter que la vitesse de sa voiture ne soit à nouveau gâchée par un problème technique. À Sepang, Russell était à quelques tours du podium. Combien de fois pourra-t-il encore se permettre de voir la ligne d’arrivée lui échapper ?
"Ruuuussel motor foi se embora…..
o trabalho dele era impressionante.
o Russel vai abandonando ("Oh, no, no..).""Leva as mãos a cabe…. O desespero de George Russel."
"Carro de segurança virtual…"
"A imagem que pode significar a decisão do campeonato" pic.twitter.com/6MyqL09Vww
— Marcos (@Mark10324451) October 4, 2026
another PU failure for George Russell at the Bahrain GP in Malaysia
after a Race full of deployment issuesnot surprised to be honest – he was
🚨running the oldest Mercedes ICE on the grid
🚨an ES long past the lifespan of the Canda DNF's pic.twitter.com/SkG0MkD5ol— 셀버트 (@uruptosmth) October 4, 2026








